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Immigration: la liste des pays d'origine "sûrs" inchangée par l'Ofpra

Un homme participe à une manifestation organisée par l'Ofpra pour contester la loi immigration, le 21 février 2018 (photo d'illustration)

Un homme participe à une manifestation organisée par l'Ofpra pour contester la loi immigration, le 21 février 2018 (photo d'illustration) - Stephane de Sakutin / AFP

L'agence chargée de délivrer le statut de réfugié, a annoncé ce mercredi que la liste des pays d'origine dits "sûrs" ne sera pas modifiée. Plusieurs associations appelaient à la prise en compte des risquées liés aux orientations sexuelles des demandeurs.

La liste des pays d'origine dits "sûrs", inchangée depuis octobre 2015, ne sera pas modifiée, a annoncé l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), l'agence chargée de délivrer le statut de réfugié, ce mercredi, jour des annonces gouvernementales sur l'immigration. Et ce malgré les demandes de révision de plusieurs organisations, notamment en raison des risques liés aux orientations sexuelles.

La demande d'asile en provenance de ces pays inquiète particulièrement le gouvernement, qui pointe du doigt depuis plusieurs mois les flux migratoires en forte hausse venant particulièrement de la Géorgie et de l'Albanie, et qui alimentent selon l'exécutif un "tourisme médical".

Un réexamen du cas du Bénin dans six mois

Plusieurs associations, notamment celles ayant "pour objet la défense des droits des personnes à raison de leur orientation sexuelle", ont demandé une révision de cette liste pour que des migrants LGBT provenant de certains pays puissent bénéficier plus facilement d'une protection française, a reconnu l'Ofpra. Ce dernier a d'ailleurs appelé, dans son communiqué, "à une vigilance particulière s'agissant de la situation des personnes soumises à des risques en raison de leur orientation sexuelle".

Seul le cas du Bénin a semblé poser question à l'Office, dont le conseil d'administration a décidé "de procéder au réexamen de son inscription à l'issue d'une période de six mois". Le gouvernement a dénoncé, à l'occasion du débat parlementaire sur l'immigration, un "dévoiement" de la demande d'asile par les personnes originaires de pays "sûrs".

J. G. avec AFP