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Ils réclament la criminalisation des délits routiers

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Alors que s'ouvre le procès du chauffard qui a renversé Charlotte Landais en décembre 2012, ses parents demandent "la criminalisation de certains comportement routiers' et dénoncent "une véritable barbarie routière".

Le 22 décembre 2012, Charlotte Landais, une étudiante montpelliéraine perdait la vie, fauchée par un homme roulant trop vite, ivre, sous l'emprise de stupéfiants, sans permis et sans assurance depuis le retrait de tous ses points. Alors que le procès du chauffard s'ouvre jeudi, "l'association Charlotte, Mathieu Adam" a organisé une marche blanche à Montpellier "pour Charlotte et les victimes de violences routières". Elle réclame la criminalisation des poursuites à l'égard des chauffards.

Ses parents ont en effet "engagé un combat pour la criminalisation de certains comportements routiers qui relèvent de violences volontaires et d'une véritable barbarie routière". "Nous nous battons depuis un an pour que le meurtrier de Charlotte soit passible des assises, qu'on ne considère plus cet accident comme involontaire mais qu'il soit accusé de violences volontaires ayant entraîné la mort avec une arme, la voiture", explique Stéphane Landais à BFMTV.

Le prévenu encourt 10 ans d'emprisonnement

Si le juge d'instruction n'a pas suivi leur requête, ils ne baissent pas les bras pour autant et ont écrit à Manuel Valls et Christiane Taubira. "Il est temps que toute cette folie cesse et que le législateur prenne enfin la mesure de ses responsabilités, c'est le sens de notre action pour nos enfants et tous les gens qui circulent à pieds et qui peuvent être confrontés un jour à ce genre de chauffard", développe Stéphane Landais.

En détention provisoire depuis un an, le prévenu accusé d'avoir causé la mort de Charlotte Landais encourt 10 ans d'emprisonnement. Aujourd'hui âgé de 34 ans, il avait entre 2,40 et 4,30 grammes d'alcool par litre de sang et roulait sous l'effet de stupéfiants, au moment de l'accident. Il avait pris la fuite après avoir fauché l'étudiante.

>> Faut-il criminaliser les délits routiers ?

Karine Lambin