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Il coupe le sexe de l’amant de sa femme

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Un homme qui a coupé le pénis de l’amant de sa femme avec un cutter en 2008 est jugé à partir de ce jeudi devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Il risque 15 ans de prison. La victime restera handicapée à vie.

Le procès d’un marseillais qui a coupé le sexe de l’amant de sa femme débute ce jeudi devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Les faits se sont déroulés le 28 octobre 2008. Ce jour-là, Blaise Fragione reçoit chez lui Francis, un collègue de travail de sa compagne Madeleine. Il obtient la confirmation que Francis et Madeleine ont une liaison depuis plus d’un an. Fou de rage que la mère de ses enfants et sa compagne depuis 20 ans le trompe, Blaise saisit alors un cutter et sectionne le sexe de Francis sur 3 cm. Avant de prévenir les secours, il jettera le sexe coupé dans les toilettes. Blaise Fragione, qui a reconnu les faits est en détention provisoire depuis 3 ans et demi et risque jusqu’à 15 ans de prison pour son acte fou.

«Un geste spontané et irréfléchi»

« Il m’a toujours dit qu’il avait été submergé par une espèce de montée pulsionnelle qu'il n'était pas parvenu à contrôler » explique son avocat, Me Marc Ceccaldi. « Il n'y avait rien de rationnel dans ce qu'il faisait. Ce n’est pas la personne humiliée qui dit je vais me venger parce que mon honneur a été souillé. C'est vraiment quelqu'un qui, d'un coup, est brutalement désespéré à l'idée que ce qu'il a construit avec sa compagne puisse être détruit. C'est un geste spontané et irréfléchi évidemment regretté ».

La victime traumatisée et handicapée à vie.

La victime, elle, a eu énormément de mal à se remettre de cette mutilation. « Mon client est traumatisé à vie » assure Me Grégoire Ladouari, l’avocat de Francis. « Il a longtemps effectué une traversée du désert et aujourd'hui il n'est pas certain qu’il puisse retrouver un jour une masculinité, une virilité. Il a longtemps considéré que sa vie était terminée. Il a la chance d'avoir 2 enfants et il aurait pu se suicider s'il n'avait pas eu des rapports affectifs et humains ».
La victime attend toujours une autogreffe de tissus. Mais selon le Dr Michel Cohen, directeur de de la clinique du Rond-point des Champs Elysées, Francis ne devrait pas pouvoir retrouver un sexe normal: « Si vous greffez de la peau vous allez pouvoir récupérer la fonction d'uriner mais c'est tout. Tout dépend de la grandeur de la section mais c'est sûr que ce monsieur restera handicapé à vie ».

La Rédaction avec M.de la Moissonnière