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Huit enfants sur dix se retiennent d'aller aux toilettes de leur école, selon une étude

Image d'illustration toilettes

Image d'illustration toilettes - Pixabay

Saleté, sécurité, odeur, défaillances des installations... L'état des toilettes conduit 8 enfants sur 10 à se retenir régulièrement d'aller se soulager dans les sanitaires de leur école.

81% des enfants se retiennent "souvent" ou "de temps en temps" d’aller aux WC à l'école primaire. Ces chiffres proviennent d'une étude réalisée par l'institut Harris Interactive pour la marque Harpic, publiée ce mardi 19 novembre, journée mondiale des toilettes.

Ils pointent du doigt l'état des sanitaires dans les établissements scolaires, qui trop souvent rebute les écoliers. Ainsi 60% des 602 enfants interrogés trouvent les toilettes souvent sales ou encore mal chauffées. Le manque d'hygiène des lieux était déjà souligné dans un sondage de 2018, dans lequel seuls 10% des enfants se disaient satisfaits de la propreté des sanitaires de leur école.

La mauvaise odeur, des portes qui ferment mal, des problèmes de chasse d'eau ou encore une lumière qui ne fonctionne pas sont également cités dans la liste des problèmes rencontrés. L'autre élément avancé par les enfants est le peu de sûreté des toilettes. Lieu peu voire pas surveillé par des adultes, il peut devenir un lieu menaçant pour certains écoliers, qui ont peur de s'y voir embêter par d'autres enfants.

Des impacts sanitaires

Résultat, certains écoliers développent des techniques pour ne pas s'y rendre, comme se retenir jusqu'à n'en plus pouvoir ou ne pas boire de la journée. Des comportements qui peuvent les empêcher de se concentrer dans la classe, mais peuvent aussi entraîner des risques sanitaires.

Dans un article scientifique publié dans le Journal International de l'Environnement et de la Santé Publique en 2012, des chercheurs écrivent que l'absence de sanitaires ou de points d'eau dans les écoles peuvent entraîner des maladies infectieuses, gastro-intestinales et même psychologiques.

Etude réalisée du 28 octobre au 5 novembre 2019 auprès d'échantillons de 602 enfants âgés de 6 à 11 ans et de 400 parents d'enfants des mêmes âges, représentatifs de la population française.

S. V.