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Hayange: le maire FN se sépare de deux autres adjoints

Lors d'un conseil municipal tendu en septembre, la première adjointe Marie Da Silva avait été écarté de l'équipe municipale.

Lors d'un conseil municipal tendu en septembre, la première adjointe Marie Da Silva avait été écarté de l'équipe municipale. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

Deux adjoints frondeurs d'Hayange, en Moselle, qui soutiennent l'ex-première adjointe Marie Da Silva, pourraient être écartés lors du prochain conseil municipal à cause de leur opposition au maire FN.

Deux autres adjoints vont devoir quitter la mairie d'Hayange, en Moselle. Le maire Front national, Fabien Engelmann, a annoncé vendredi qu'il voulait se séparer de deux adjoints qui soutenaient son ex-première adjointe, Marie Da Silva, qui a récemment accusé l'édile d'avoir fraudé ses comptes de campagne.

"Je ne peux pas continuer à travailler comme ça avec des gens qui me poignardent dans le dos", a justifié Fabien Engelmann. "Ces personnes se sont mises d'elles-mêmes à l'écart de mon équipe municipale, par leurs déclarations mensongères dans la presse. C'est une décision collective avec le reste de mon équipe et elle coule de source, car eux-mêmes auraient dû démissionner, s'ils en avaient eu le courage".

Un vote à huis-clos

Patrice Hainy, adjoint aux sports, et Emmanuelle Springmann, adjointe au commerce, au développement économique et à la culture, ont mis en doute la sincérité des résultats du scrutin sur le retrait des délégations de Marie Da Silva début septembre, lors d'un conseil municipal tendu et très médiatisé. Le retrait des délégations de Patrice Hainy et Emmanuelle Springmann devrait toutefois être voté "à huis clos", a tenu à préciser le maire.

La ville avait déjà été très médiatisée en juillet, suite à une affaire de fontaine, que le maire avait choisi de repeindre en bleu, sans en avertir l'artiste.

Des attaques juridiques mutuelles

Les deux camps s'attaquent désormais mutuellement sur le terrain juridique. Fabien Engelmann a porté plainte pour diffamation contre Marie Da Silva et ses deux alliés, qui multiplient les polémiques sur son action pour la ville.

Marie Da Silva avait répliqué à sa mise à l'écart en affirmant avoir illégalement financé la campagne du maire aux dernières municipales et saisi la Commission nationale des comptes de campagne.

A. Dt. avec AFP