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Grippe aviaire: l'abattage préventif des canards et oies étendu à 337 communes

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- - Photo d'illustration - AFP

Le ministère de l'agriculture a étendu pour la quatrième fois la zone d'abattage de canards et d'oies, passant de 290 à 337 communes.

La zone d'abattage préventif des palmipèdes a été étendue pour la quatrième fois par le ministère de l'Agriculture, le nombre de communes du Sud-Ouest touchées par le virus de la grippe aviaire H5N8 passant de 290 à 337, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.

Le Gers, le département le plus touché, voit l'abattage étendu à 17 de ses communes portant le total à 128. Trois communes landaises ont été ajoutées à la liste. Les Landes restent le deuxième département le plus touché avec 107 communes concernées. Les autres départements sont les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées avec respectivement 71 et 31 communes concernées.

1 million de canards abattus

Repéré fin novembre sur des oiseaux sauvages, le virus H5N8 continue de s'étendre dans les élevages du Sud-Ouest.

La France a lancé le 4 janvier une politique d'abattage massif et préventif de palmipèdes dans la zone, pour tenter d'enrayer l'épidémie de grippe aviaire amenée au départ par les oiseaux migrateurs, et souvent transmise par les déplacements d'animaux d'un élevage à l'autre, ou de matériels et personnels n'ayant pas suffisamment observé les mesures de biosécurité prescrites.

Mais la crise n'est toujours pas jugulée malgré l'abattage préventif de près d'un million de canards depuis le début du mois.

120 millions d'euros de pertes

Selon le ministère de l'Agriculture, au 25 janvier, 172 foyers H5N8 étaient répertoriés dans les élevages, essentiellement dans les Landes et le Gers, ainsi que douze cas dans la faune sauvage.

Les producteurs de palmipèdes du Sud-Ouest seront indemnisés dès mars des pertes provoquées par l'épidémie de grippe aviaire, a promis la semaine dernière le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Globalement, les éleveurs ont estimé à 120 millions d'euros les pertes pour l'ensemble de la filière du Sud-Ouest, qui, avec 3.000 éleveurs et 2.000 gaveurs, représente à elle seule 71% de la production française de foie gras.

G.D. avec AFP