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Grève à Paris: des étudiants bloquent plusieurs universités où les partiels sont maintenus 

Plusieurs blocages sont en cours notamment sur les campus de Porte de Clignancourt, Malesherbes et Nanterre où des étudiants ont délogé un partiel.

Les partiels de plusieurs universités de Paris sont maintenus cette semaine, malgré la grève des transports qui dure désormais depuis 33 jours. Des étudiants ont appelé au blocage des facultés.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux étudiants se sont indignés en lançant des hastags comme #GrevesEtudiantsParisVII, #NanterreUenGrève ou encore #ParisIVsanspartiels. 

A Nanterre, des étudiants ont délogé des partiels ce lundi matin dans un amphithéâtre où ils ont refusé de passer l'examen, d'après une vidéo postée sur Twitter.

"Pyjama party au bâtiment B" et autres graffitis ont également été tagués sur les murs du campus.

Le campus de Malesherbes de l'université Sorbonne Paris IV a été bloqué par des poubelles et des barrières, selon des images publiées sur Twitter.

A la faculté de Porte de Clignancourt de la Sorbonne, un blocage est également en cours, selon des étudiants sur les réseaux sociaux.

Un gymnase ouvert la nuit, fait exceptionnel

A Nanterre, l'université a décidé, fait exceptionnel, d'ouvrir un gymnase aux étudiants qui souhaiteraient dormir sur place pendant les examens, selon le président de la faculté Jean-François Balaudé sur Twitter.

Pour l'Union nationale des étudiants de France, c'est "scandaleux".

"Les universités en viennent à préférer que les étudiants dorment dans leur siège au lieu de trouver des solutions qui ont déjà fait leurs preuves comme les devoirs maisons qui sont aujourd'hui nécessaires", déplore Majdi Chaarana, vice-président de l'UNEF, interrogé par BFM PARIS.

Aucune "marge de manoeuvre"

De son côté, l'université dit ne pas avoir de "marge de manoeuvre".

"Nous avons déjà décalé les examens d'une semaine, en décembre. Aucun étudiant ne souhaite que l'année universitaire morde sur le mois de juillet", justifie Jean-François Balaudé, interrogé par Le Parisien.

Selon lui, la situation n'est "pas si terrible".

"Au plus fort de la grève, en décembre, nos personnels ont réussi à venir sur le site. Pourquoi nos étudiants n'en seraient-ils pas capables?", s'est-il demandé. 

Seulement quatre universités franciliennes ont décidé de reporter leurs partiels, qui avaient déjà été reportés une première fois en décembre au début de la grève contre la réforme des retraites. 

Alexandra Jaegy