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Grenoble: une crèche fermée à cause de la présence de dealers à proximité

Une capture de la rue de l'Arlequin dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble.

Une capture de la rue de l'Arlequin dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble. - Google streetview

Une crèche du quartier de la Villeneuve, à Grenoble, a fermé après l'installation de dealers à proximité. Le personnel de l'établissement a exercé son droit de retrait.

Une crèche a fermé dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble en raison de l'installation de dealers à proximité de l'établissement. Le personnel a alors exercé son droit de retrait, selon plusieurs médias dont Place Gre'Net, qui révèle l'affaire.

Les problèmes ont fait surface après les vacances de Noël. Pendant cette période de fermeture, la porte du local n'était plus sécurisée. Depuis la rentrée, des tensions sont apparues entre le personnel de la crèche, avec des menaces verbales et des coups donnés sur la façade de l'établissement d'accueil, explique Maud Tavel, adjointe à la tranquillité publique à la ville de Grenoble, au Figaro.

Une enquête ouverte

Face à cette situation, la trentaine d'employés de la crèche, gérée par le CCAS, le Centre communal d'action social, a décidé d'exercer son droit de retrait. Les enfants ont pu être répartis et accueillis dans d'autres établissements de la ville. Une enquête a également été ouverte par le parquet de Grenoble pour identifier les individus responsables de ces menaces.

Mais l'affaire a pris rapidement un tournant politique. Pour l'opposition, la mairie écologiste, dirigée par Eric Piolle, recule face aux dealers. "Ces problèmes ne sont pas nouveaux mais jamais nous n'avions eu une sorte de démission du pouvoir public depuis l'élection d'Éric Piolle", estime Olivier Noblecourt, à la tête d’un rassemblement de partis de gauche lors des dernières élections municipales, sur France Bleu.

"Ce n'est pas une capitulation, a réagi auprès du Parisien Nicolas Kada, adjoint chargé de l'action sociale et vice-président du CCAS, le centrecommunal d'action sociale qui gère les crèches. Il met en avant la protection des enfants et du personnel. "On attend simplement maintenant un retour à la normale, a-t-il encore fait savoir. C'est-à-dire que les auteurs des faits soient identifiés et appréhendés par la police."
https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV