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Grenoble: deux pères toujours perchés sur une cheminée

Les pères étaient trois en début de semaine.

Les pères étaient trois en début de semaine. - -

Le troisième père qui était monté avec eux vendredi à minuit sur cette cheminée de 70 mètres de haut, est redescendu dimanche soir.

Deux pères divorcés étaient toujours perchés ce mercredi au sommet de la cheminée d'une usine de chauffage près de Grenoble, sur laquelle ils entendent rester toute la semaine pour faire valoir leurs droits à voir leurs enfants.

Le troisième père, Frédéric Foroughi, qui était monté avec eux vendredi à minuit sur cette cheminée de 70 mètres de haut, est redescendu dimanche soir pour se rendre à son travail dans le Territoire de Belfort. "Tant que nos revendications n'ont pas abouti, on va rester. On peut tenir toute la semaine, on a de quoi manger et de quoi boire", a déclaré lundi Rod Van Haute, joint par téléphone. Il affirme n'avoir pas vu ses enfants depuis plus de 6 mois, demande qu'un "élu ou un procureur vienne avec un papier signé comme quoi ils vont examiner notre dossier et nous recevoir".

Technicien en fibre optique de 44 ans, père de trois enfants, Rod Van Haute a divorcé en 2009. Son ex-épouse est partie s'installer aux Etats-Unis avec son nouveau mari. Il a précisé avoir passé la nuit de dimanche à lundi dans une tente installée au 3e niveau de la cheminée, qui en compte quatre.

L'autre père, René Forney, qui a crée un site internet, "trafic justice", où il dénonce "les rouages mafieux de toutes les institutions françaises" est père d'un enfant de 30 ans qu'il n'a pas revu depuis 15 ans. Des gendarmes passent régulièrement au pied de la tour, parlementer avec un autre père divorcé qui joue le rôle d'intermédiaire."On va faire un point avec eux pour essayer de les faire descendre plus tôt", a indiqué la gendarmerie. 

Des parents "en colère", qui s'étaient installés durant la nuit sur un échafaudage au Mont-Saint-Michel (Manche) avant l'arrivée mercredi du Tour de France pour populariser leur action en faveur des droits vis-à-vis des enfants pour les parents séparés, ont été délogés en tout début de journée par les gendarmes, a-t-on appris auprès de la Préfecture de la Manche.