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Gironde: la directrice d'un collège alerte les parents sur "l'hypersexualité" des élèves de 6e et 5e

Des élèves d'un collège - Illustration - Jeff Pachoud - AFP

Des élèves d'un collège - Illustration - Jeff Pachoud - AFP - -

La principale du collège du Mios a adressé un courrier aux parents d'élèves pour les alerter sur le comportement "hypersexualisé" d'une quinzaine d'adolescents. Elle s'inquiète de leur exposition, de plus en plus jeune, à des images à caractère pornographique qu'ils reproduisent dans la cour de récré.

"Exhibitionnisme, masturbation dans la cour de récréation, attouchements des parties intimes…" La liste fait froid dans le dos, d’autant que ces agissements ont été commis par des élèves de 5e et 6e dans un collège de Mios, en Gironde. Mardi, la directrice de l’établissement, Florence Maquin, a dénoncé "l’hypersexualité" des enfants dans un courrier adressé aux 600 parents d’élèves du collège, rapporte France 3.

"J’alerte l’ensemble des parents pour qu’ils soient vigilants", explique-t-elle, ajoutant qu’une quinzaine de collégiens ont déjà été sanctionnés.

Confrontés trop tôt à la pornographie

Florence Maquin les met en garde contre l’usage sans filtre d’Internet et des réseaux sociaux par leurs enfants, confrontés de plus en plus jeunes à des images à caractère pornographique. Elle constate que dès 10 ans et demi, les collégiens de son établissement ont accès à ce type de contenu via leurs ordinateurs et téléphones portables – pourtant interdits dans l’enceinte du collège.

"Nous tenions à vous alerter afin que vous puissiez être attentifs auprès de votre enfant quant à l’utilisation de son téléphone portable ou autre appareil avec une connexion Internent lui laissant un libre accès vers des sites interdits aux mineurs", écrit la directrice dans son courrier.

Mettre les parents face à leurs responsabilités

"Ils se prennent en photos, les diffusent partout", au vu et au su de tous car la plupart du temps leurs comptes ne sont pas privés. Ils reproduisent ce qu’ils voient sur Internet, "des danses suggestives comme le Twerk, des danses sensuelles, ce que la société montre à nos enfants", déplore Delphine Nadeau, présidente de l’association des parents d’élèves FCPE.

Certains parents ont été réceptifs et promettent de renforcer leur vigilance. D’autres ont préféré prendre le sujet à la légère et parlent d’une "erreur de jeunesse". Pour faire passer le message, Florence Maquin prévoit d’organiser des séances d’information auprès des élèves mais également des parents qu’elle souhaite mettre face à leur responsabilité.

Ambre Lepoivre