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Gilets jaunes: les élus parisiens réclament une aide financière pour les commerçants impactés

Plusieurs élus parisiens demandent la mise en place d'un coup de pouce financier pour les commerçants impactés par les manifestations des gilets jaunes ces dernières semaines dans la capitale.

Les dégâts sont considérables. Selon, la Chambre de commerce et d’industrie d’Ile-de-France, 246 entreprises ont été impactées par les violences en marge de la manifestation des gilets jaunes le samedi 8 décembre. Lors de la mobilisation précédente, le 1er décembre, elles étaient 237 à avoir subi des dégradations plus ou moins importantes. Au-delà de ces déprédations, nombreux sont les commerçants à voir leur chiffre d’affaires s’effondrer en cette période stratégique.

Désemparées et inquiets, les commerces parisiens touchés ont fait part de leur situation aux élus venus à leur rencontre. Alors que se tient actuellement le Conseil de Paris, ces derniers en ont profité pour proposer des solutions d’urgence.

À commencer par le maire du 17e arrondissement, Geoffroy Boulard, qui réclame "la mise en place d’une cellule de crise économique destinée à indemniser dans les plus brefs délais les nombreux commerçants parisiens victimes de lourdes dégradations et pillages" alors que "le bilan économique de ces manifestations s’avère particulièrement lourd".

"La collectivité parisienne doit aussi témoigner de sa solidarité"

Objectif: le déblocage d’un fond d’urgence par la mairie de Paris. "La collectivité parisienne doit aussi témoigner de sa solidarité. On peut le faire sans que ce soit des milliards d’euros. On peut le faire de manière raisonnable. Dans nos quartiers, ce sont beaucoup de commerçants indépendants qui sont impactés qui risquent de mettre la clé sous la porte, ce qui serait dramatique", a expliqué à BFM Paris Geoffroy Boulard.

La maire du 5e arrondissement, Florence Berthout, s’est elle aussi prononcée en faveur d’un fonds de soutien "pour qu’on puisse très vite aider les commerçants les plus fragiles dont certains risquent de fermer boutique".

"Il n’y a pas que les commerçants dont on a cassé les vitrines. Il y a une image de Paris qui est dégradée à l’international parce qu’il y a des images qui circulent en boucle sur le net qui font beaucoup de mal. Tous les restaurateurs vous diront qu’ils ont eu des annulations. […] C’est les périodes de fête, c’est là ou ils font une partie du chiffre d’affaires de l’année et derrière il y a des emplois", a-t-elle souligné.

Exonération des droits de terrasse

Conseiller de Paris (PPCI), Alexandre Vesperino réclame pour sa part une aide de l’État à travers une "exonération partielle ou totale des droits de terrasse" pour les commerces touchés par les violences mais également ceux "qui ont subi une baisse de chiffre d’affaires conséquente aux manifestations".

"La mairie de ne pas s’occuper de la sécurité complètement. C’est du ressort de la Préfecture de police et du ministère de l’Intérieur mais la mairie de Paris peut être aux côtés de ses commerçants et doit être aux côtés de ses commerçants", a-t-il indiqué.

Paul Louis