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Evacuation d'un campement illégal de familles roms à Bordeaux

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Une dizaine de familles roms, environ une cinquantaine de personnes qui occupaient un campement illégal dans le centre de Bordeaux, ont été délogées sans incident par la police mardi.

Averties de l'action préfectorale faisant suite à une décision de justice, les familles, dont de nombreux enfants, attendaient l'arrivée des forces de l'ordre accompagnées d'un huissier et d'un interprète.

Avant de quitter les lieux, les personnes d'origine bulgare ont récupéré tous les objets qu'ils pouvaient prendre avec eux avant de monter dans des camionnettes.

"Ce squat avait été repéré il y a un an et demi et, avant de réaliser l'expulsion, il a été fait une analyse des familles qui s'y trouvaient pour pouvoir leur faire bénéficier, selon des critères, d'un accompagnement", a indiqué le préfet délégué pour la défense et la sécurité dans le Sud Ouest, Hubert Weigel.

Ainsi, sur la cinquantaine de personnes se trouvant dans ce campement, trois familles, soit une quinzaine de personnes, ont été désignées éligibles au programme de Maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) permettant un accès au logement, selon M. Weigel.

Les autres personnes évacuées bénéficieront d'un hébergement temporaire, et six d'entre elles font l'objet d'une obligation à quitter le territoire français, a-t-il précisé.

Selon la préfecture, il ne reste à Bordeaux qu'un seul campement illégal. "Fin 2011, début 2012, il y avait 800 squatteurs pour la plupart d'origine bulgare", a indiqué M. Weigel. "L'estimation aujourd'hui est d'environ 400 personnes (...), beaucoup étant retournés dans leur pays", la Bulgarie faisant, selon le préfet délégué, "des efforts pour stabiliser la population sur son territoire".