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Les classes prépas resteront gratuites, mais...

Un amphithéâtre de l'université du Havre 4

Un amphithéâtre de l'université du Havre 4 - -

Le gouvernement a démenti lundi une remise en cause de leur gratuité, comme l'affirmait Le Monde, mais planche sur une double inscription prépa/université.

Le pavé est venu du Monde. Lundi, le quotidien du soir affiamrait que le gouvernement envisageait la fin de la gratuité des classes prépa. Un tollé plus tard, la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a remis les pendules à l'heure, réfutant sur Europe1 un tel projet.

"Je ne peux pas le confirmer dans la mesure où la décision n'a pas été prise. C'est une information qui relève plutôt de l'extrapolation", a-t-elle affirmé dans une allusion à une information donnée par Le Monde daté mardi.

Une logique de "double inscription"

"Mais si ça devait se faire un jour, en tout cas sûrement pas pour cette rentrée (...), cela devrait être lié d'abord à une double inscription: on demanderait aux étudiants qui s'inscrivent en prépas de s'inscrire à l'université. La prépa resterait gratuite et ils paieraient les droits d'inscription à l'université", a dit la ministre.

"Mais cela supposerait qu'on allège le coût des concours", a-t-elle souligné. Actuellement, les droits d'inscription à l'université s'élèvent à 181 euros pour une licence.

Santé et logement

Par ailleurs, face à la précarité des étudiants en matière de santé, Mme Fioraso "prévoit" l'installation d'une "trentaine" de "centres de santé universitaires situés sur les sites universitaires d'ici à deux ans".

"Ce qui est préoccupant, c'est que (les étudiants) sacrifient leur santé sur des points qui engagent leur avenir sanitaire, c'est-à-dire les dents, les yeux et les soins gynécologiques pour les jeunes filles", a ajouté la ministre.

"Mais le plus inquiétant, c'est le logement. C'est pour cela que nous avons lancé un grand plan de construction de 40.000 logements en cinq ans", a-t-elle rappelé.