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Coups de feu en Gironde : « L’école n’est même plus sacrée »

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Après l’échange de coups de feu mardi devant une école de Gironde, une cellule psychologique a été mise en place. « Je comprends que les enseignants et les enfants soient traumatisés », raconte l’adjoint du maire, qui a enseigné 40 ans en Seine-Saint-Denis.

C’était une première journée de classe mouvementée, pour les élèves de l’école de Parempuyre, en Gironde. Mardi, une rixe entre deux familles des gens du voyage devant l'entrée de l’école à l'heure de la sortie des classes s'est soldée par deux coups de feu. A l’origine, c’est une simple bagarre qui dégénère. S’en suivent un coup de couteau, une course poursuite, et un coup de feu tiré vers l’un des protagonistes, déjà blessé et réfugié dans une école. Bilan final : deux blessés parmi les personnes impliquées, et heureusement aucune victime parmi les passants et les enfants.

Les élèves enfermés dans la classe

Parempuyre, petite ville de 7 500 habitants, est pourtant loin d’être une zone réputée dangereuse. Au contraire. A l’intérieur de l’école, le directeur et les enseignants ont décidé d'enfermer les élèves dans leurs classes dès qu’ils ont entendu le coup de feu, en attendant l'arrivée des gendarmes.

« Surpris de voir un tel acte de violence »

Lui-même ancien enseignant et actuellement premier adjoint au maire de Parempuyre chargé de l'éducation et de la jeunesse, Alain Rossignol a été choqué de cet acte venu de l’extérieur, et « où l’école n’est même plus sacrée ».
Après avoir été enseignant pendant 40 ans en Seine-Saint-Denis, il a connu d’autres actes de ce genre, mais jamais ici. « Je comprends que les enseignants et les enfants soient traumatisés. Effectivement, la banlieue est souvent victime d’actes de violence, mais je dois dire qu’à Parempuyre, c’est extrêmement calme. J’ai été très surpris de voir un tel acte de violence. »
L'inspection d'académie a souhaité mettre en place une cellule psychologique car quelques élèves ont assisté à la cette altercation sanglante.

La rédaction avec Jean-Wilfrid Forquès