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Deux associations accusent le préfet de Paris de discrimination homophobe à l’adoption

Un sticker stop homophobie (photo d'illustration)

Un sticker stop homophobie (photo d'illustration) - OSCAR DEL POZO / AFP

Les associations Stop Homophobie et Asso Mousse ont porté plainte ce mercredi contre le préfet de Paris pour discrimination homophobe à l’adoption. La préfecture dément toute implication dans ces décisions.

Après la démission de Léa Filoche, élue Génération-s au Conseil de famille de Paris, les associations Stop Homophobie et Asso Mousse ont décidé de porter plainte ce mercredi contre le préfet de Paris pour discrimination homophobe à l'adoption.

Les décisions prises au sein du Conseil de famille "ne permettent pas de respecter l'égalité de traitement entre les différents candidats à l'adoption", selon le communiqué de Génération-s annonçant la démission de son élue. 

Un seul couple homosexuel choisi en 6 ans à Paris

Plus précisemment, Léa Filoche assure que les couples homosexuels sont régulièrement mis de côté. L'élue affirme qu'à Paris, un seul couple de même sexe a pu adopter un enfant en 6 ans. Mais c'est notamment la session du 6 novembre dernier que l'élue déplore. 

"Sur les trois dossiers présentés pour l’adoption d’un enfant né au secret, deux dossiers de couples de même sexe ont été présentés. Ces deux dossiers rassemblaient tous les 'critères' permettant d’assurer l’intérêt supérieur de l’enfant.", "cependant c’est le couple hétérosexuel qui a encore été choisi au vote des membres.", assure Léa Filoche dans le communiqué.

C'est après cette démission que Stop Homophobie et Asso Mousse ont décidé de porter plainte contre le préfet de police de Paris Michel Cadot.

"Il existe ainsi, dans les faits, un refus discriminatoire opposé aux personnes homosexuelles lors de la phase d’apparentement, d'où la plainte déposée ce 13 novembre 2019 par Mousse et Stop Homophobie.", détaillent les associations dans un communiqué.

La préfecture assure que ce n'est pas de son ressort

De son côté, la préfecture de Paris assure qu'elle ne prend pas ces décisions: dans un premier temps, ses services proposent trois familles pour chaque adoption au Conseil de famille. C'est ce dernier qui décide ensuite à qui revient l'enfant. 

"En 2019, parmi les trois dossiers proposés, il y avait systématiquement au moins un couple homosexuel", souligne la préfecture, interrogée par France 3 Ile-de-France. 

La préfecture affirme également qu'aucune plainte n'a été reçue. 

Alexandra Jaegy