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Carnaval de Dunkerque: les associations en difficulté financière

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Photo d'illustration - Philippe Huguen - AFP

Plusieurs associations dunkerquoises accusent des défauts de trésorerie depuis que les bals du carnaval, qui représentent leurs principales rentrées d'argent, ont été annulés à cause de la crise sanitaire.

Le 29 février dernier, une heure avant de débuter, le bal des Gigolos Gigolettes du carnaval de Dunkerque était le premier d'une longue série à être annulé, subissant de plein fouet les interdictions de rassemblement de plus de 5000 personnes qui ont précédé le confinement. Plusieurs associations de la ville avaient été contraintes d'annuler leurs événements au dernier moment et se retrouvent trois mois plus tard dans une situation financière difficile.

Parmi elles, l'association Jeune France, responsable de l'organisation du bal des Gigolos Gigolettes, voit son avenir remis en question en raison de la crise sanitaire. Pour cause: la soirée est l'une de ses seules rentrées d'argent majeures.

"À ce jour, il nous manque à peu près 80.000, 90.000 euros", explique Jean-Claude Bouteille, vice président de l'association Jeune France, au micro de BFM Grand Lille. Avec zéro ressources, "trois salariés, l'entretien des locaux, les frais généraux, remboursements... on se retrouve dans une situation plus que pénible".

Des salariés dans l'impasse

Pour le moment, il est impossible pour les membres de l'association de garantir dans les mois prochains un revenu à ses salariés, comme Fabrice Quilliot, régisseur de Jeune France, "directement lié au bal, seul revenu de l'association".

"Je loge ici. Il faudrait que je trouve un travail, en ce moment je n'imagine pas trop, et un logement", explique-t-il. "Je ne sais vraiment pas ce qu'il va advenir."

D'autres associations subissent la même impasse financière que Jeune France et attendent un geste de la part des élus. Mais elles s'inquiètent aussi pour la prochaine édition du carnaval de Dunkerque, dont l'organisation sera peut-être transformée par la crise du coronavirus.

Juliette Mitoyen