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Auchan: polémique autour d'un jouet-mitraillette au symbole de l'Islam

Le jouet-mitraillette était ainsi présenté dans le catalogue en ligne d'Auchan.

Le jouet-mitraillette était ainsi présenté dans le catalogue en ligne d'Auchan. - Montage BFMTV.com

Auchan a retiré de la vente un jouet-mitraillette polémique, et parle d'une "erreur du fournisseur chinois" et "d'un défaut de vigilance" en interne.

Le jouet, commercialisé par Auchan, ressemble à une Kalachnikov, frappée de flammes, d'inscriptions et de symboles. Des signes qui suscitent une vive émotion sur Twitter, repérée par Al Kanz: on distingue au-dessus de la gâchette un croissant et une étoile, représentant généralement l'Islam. 

Un amalgame douteux qui a poussé l'enseigne à retirer lundi le jouet de la vente. Comment ce jouet est-il arrivé en rayons? Il s'agirait d'une "erreur du fournisseur" puis d'un "défaut de vigilance" d'Auchan, selon un responsable de l'enseigne, contacté par BFMTV.com.

Pas de débat sur l'arme en elle-même

"Nous avions commandé un jouet-mitraillette à l'un de nos fournisseurs, qui se trouve en Chine. Le produit devait être neutre, sans inscription. Quand il est arrivé dans nos stocks, il y a eu un défaut de vigilance de notre part, puisqu'il a été commercialisé malgré ces inscriptions. Nous sommes désolés pour ceux qui ont pu être blessés", explique-t-on à BFMTV.com.

Combien de jouets de ce type avaient été commandés initialement? Et combien en ont été vendus avant d'être retiré des rayons? Le responsable joint par téléphone affirme ne pas posséder ces chiffres à ce jour. Interrogé enfin sur la pertinence de commercialiser une kalachnikov pour enfant, même sans inscription, il n'a pas souhaité s'étendre. "Ce qui a provoqué l'émotion des gens, ce sont ces symboles, pas l'arme en elle-même", conclut-il.

Ce n'est pas la première fois qu'une marque retire de la vente un produit après de vives réactions sur Twitter. En août dernier, Zara avait reculé sur un tee-shirt rayé pour enfant orné d'une étoile jaune, rappelant indubitablement les uniformes portés par les prisonniers juifs dans les camps de concentration nazis.

Alexandra Gonzalez