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Accord Bouygues-Free: "Les abonnés ne seront pas concernés par la transaction"

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Free devrait racheter le réseau de son concurrent, Bouygues Telecom. Rachat qui rendrait possible une autre opération: la cession à Bouygues du réseau SFR.

Le paysage devrait bientôt changer dans la téléphonie. Les dirigeants de SFR (Groupe Vivendi) veulent abandonner la téléphonie mobile pour se concentrer sur le secteur des médias. Cette fusion rebattrait complètement les cartes du secteur de la téléphonie.

Ce nouvel ensemble représenterait à lui seul plus de la moitié des abonnés mobile en France. Il deviendrait le leader, devant Orange.

Si l'affaire est conclue, Free en sortirait grand gagnant lui aussi. Le dernier né des opérateurs mobiles n'a que très peu d'antennes à lui. Il utilise essentiellement les relais d'Orange, moyennant contrepartie financière. Un coût amené à disparaitre, si Bouygues lui cède son réseau.

Pas d'impact avant l'année prochaine

Quelles conséquences pour le consommateur ? Selon Maxime Lombardini, directeur général d’Illiad, cet accord permettra à Free "d'être autonome sur des fréquences 2G, 3G et 4G", ainsi des fréquences "en or", les plus recherchées. Il compte bien continuer sa politique de prix bas afin de gagner toujours plus de parts de marchés, a confié Maxime Lombardini.

Et d'insister: "cet accord n'aura pas d'impact pour les abonnés. Il n'y aura pas de transfert de bases de données".

On se retrouverait donc avec trois grosses entités Bouygues-SFR Orange, et Free. Une situation en tout cas défendue par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. Le dossier est maintenant entre les mains de L’Autorité de la Concurrence et l’ARCEP, le gendarme des Télécoms.

"Si Bouygues avait gardé son réseau, il y aurait eu deux gros acteurs", analyse Frédéric Simottel, directeur de la rédaction de 01.Business. "Le fait que Bouygues revendent, cela permet d’avoir trois opérateurs un peu plus puissants, qui peuvent jouer sur un pied d’égalité dans le domaine du mobile".

Quant aux consommateurs, ils ne devraient pas voir les premiers changements avant l’année prochaine.

La rédaction avec Fanny Noaro