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À 8 et 12 ans, elles font fuir l’homme qui voulait les enlever

Les faits se sont produits à Châteauponsac, dans la Haute-Vienne, à 45 km de Limoges.

Les faits se sont produits à Châteauponsac, dans la Haute-Vienne, à 45 km de Limoges. - Capture d'écran - Google Street View

Deux soeurs ont réussi à échapper à un homme qui cherchait à les enlever. Elles ont aussi contribué à son arrestation, début août en Haute-Vienne.

Lorsqu'ils ont sonné chez lui, le 7 août dernier, le suspect n'a pas eu l'air surpris. "Vous venez pour les petites filles", a-t-il lâché aux gendarmes de Limoges. Ceux-ci venaient l'arrêter pour l'agression ratée de deux soeurs de 8 et 12 ans, trois jours plus tôt. Deux enfants qui, après l'avoir fait fuir, ont permis aux enquêteurs de remonter la piste de ce récidiviste, relate le quotidien régional La Montagne.

Le début de l'histoire ressemble à une banale journée de grandes vacances. Les deux enfants font du vélo devant la maison de vacances familiale de Châteauponsac, à 45 km de Limoges. Depuis un moment, un homme passe et repasse à bord d'une voiturette. Il finit par s'arrêter devant elles pour leur demander son chemin.

"Un sang-froid à souligner"

D'un geste rapide, il soulève alors la plus petite des deux soeurs et tente de la mettre dans son coffre. Mais la fillette se débat et son aînée lui vient en aide, criant pour alerter le voisinage et bombardant l'homme de coups de pieds. L'agresseur finit par lâcher l'enfant et saute dans sa voiture sans refermer le coffre.

"Les deux fillettes ont agi remarquablement et avec un sang-froid qu'il faut souligner", a commenté Michel Garrandeaux, le procureur de Limoges.

Jugé le 17 octobre

C'est également grâce à leur aide que les gendarmes ont pu appréhender le suspect: leur description de l'homme et de son véhicule a permis d'identifier un homme d'une soixantaine d'années, déjà condamné en 2000 pour tentative de meurtre et en 2008 pour agression sexuelle. Celui-ci sera jugé le 17 octobre pour "tentative d'enlèvement ou de séquestration avec libération avant le septième jour". Des faits passibles de 10 ans de prison.

Mathilde Tournier