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5 centrales nucléaires de nouveau survolées par des drones

Cinq centrales nucléaires ont été survolées par des drones vendredi soir, dont la centrale de Fessenheim (ici en photo).

Cinq centrales nucléaires ont été survolées par des drones vendredi soir, dont la centrale de Fessenheim (ici en photo). - Sébastien Bozon - AFP

Plusieurs centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d'octobre.

Cinq centrales nucléaires ont été survolées par des drones vendredi soir, entre 19 heures et minuit, a-t-on appris samedi auprès de deux sources proches du dossier. Les centrales de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) ont chacune été survolées dans la soirée, ont précisé ces sources à l'AFP.

Sollicités par l'AFP, le ministère de l'Intérieur et la gendarmerie nationale n'ont pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat. EDF, également interrogé, n'a pas souhaité confirmer cette information.

Incidents "sans conséquences"

Jeudi soir déjà, Penly ainsi qu'une autre centrale en Tarn-et-Garonne avaient été survolées vers 21 heures par des drones qui n'avaient pas été neutralisés, "car ils ne représentaient pas de menace directe" pour la sécurité des installations, avait assuré un porte-parole de la gendarmerie.

EDF avait affirmé dans la semaine prévoir de porter plainte pour chacun de ces survols.

Sept centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d'octobre, des incidents "sans conséquences" selon EDF, mais qui ont soulevé à nouveau la question de la sécurité des sites liés à l'atome.

Survol interdit

Le ministère de l'Intérieur a estimé jeudi que ces survols, "tous détectés", ne représentaient "aucun danger pour la sécurité des installations survolées, qui sont censées résister à des secousses sismiques de forte magnitude ou à des crashs d'avions de ligne".

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. Il est passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

V.R. avec AFP