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39% des Français se disent flexitariens

Des fruits et légumes - Image d'illustration

Des fruits et légumes - Image d'illustration - Pixabay

Un chiffre en nette augmentation années après années.

Et si les habitudes alimentaires des Français étaient réellement en train d'être modifiées en profondeur? Selon des chiffres de ce début d'année relayées par notre antenne, 39% des consommateurs hexagonaux affirment avoir adopté le mode de vie flexitariens, comprendre baisser sa consommation de poissons et de viandes de manière drastique. Une augmentation de 5% par rapport à l'année précédente qui est toutefois à prendre avec des pincettes, le sondage ne précisant pas le nombre de repas à base de viande. 

Et les explications de ce phénomène sont multiples. Pour Jean-Paul Curtay, docteur et auteur du livre Moins de viande, "les vidéos scandales de L214 et d'autres, ça a vraiment choqué la population." Une hypothèse confirmée par Timothée, devenu flexitarien, qui estime que le déclic a eu lieu après avoir visionné un documentaire sur la viande industrielle qui l'a "dégoûté". 

"Je l'ai fait vraiment d’un coup, je suis passé d’un régime ou je mangeais de la viande tous les jours à plus de viande du tout", détaille-t-il. 

Produits de meilleure qualité

Également facteur de changement, la volonté pour les consommateurs de se nourrir avec des produits de meilleure qualité. "La viande de cheval dans les importations, cela s’accumule", explique encore Jean-Paul Curtay. En réalité, les flexitariens s'accordent de la viande et du poisson de manière occasionnelle, mais des produits de meilleure qualité, vendus dans le respect de l'environnement et du bien-être animal.

De plus, la baisse de la consommation de viande aurait également un impact l'émission de gaz à effet de serre et le changement climatique. Selon une étude dont les conclusions ont été dévoilées dans la revue Nature en fin d'année dernière, les pays développés devraient réduire leur consommation de viande de 90% pour préserver l’environnement.

En revanche, prudence: ce régime n'est pas adapté aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées, des catégories qui doivent surveiller de près leur consommation en protéines.

Hugo Septier