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Trois questions sur la finance solidaire

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Du 4 au 11 novembre dernier se déroulait la semaine de la finance solidaire. L’occasion de donner du sens à ses économies, d’investir son épargne dans des projets qui comptent, qu’ils soient environnementaux ou sociaux.

La finance solidaire, c’est permettre aux épargnants d’investir dans des projets à vocation sociale et/ou environnementale. Elle résulte d’un désire à donner un sens à ses économies, de les rendre utiles et d’engager chacun possédant du capital à contribuer à un projet qui fait avancer la société.

Ces fonds solidaires viennent financer des projets qui facilitent généralement l’accès à l’emploi et au logement des personnes en difficultés, encouragent l'entrepreneuriat dans les pays en développement et viennent soutenir des activités écologiques. Ces projets sont portés par des associations et des entreprises qui ont besoin de financement.

Comment investir dans l’épargne solidaire ? Ce sont généralement les banques ou assurances qui proposent des produits permettant de placer son capital dans ces domaines. Il est également possible d’accéder à des fonds solidaires d’épargne salariale ou encore de devenir directement actionnaire d’une entreprise solidaire. Une bonne façon de savoir vraiment comment et où sont investis nos fonds.

Attention à ne pas confondre don et finance solidaire. Comme son nom l’indique, avec un don, on ne reçoit pas, si ce n’est une déduction fiscale. Comme toute épargne, la finance solidaire permet de mettre ses économies à l’abri et de les faire fructifier pour générer encore plus de revenu.

À titre d’exemple, les banques comme BNP Paribas peuvent effectuer pour leurs clients de la gestion de fonds solidaire dite “90-10”. Une dénomination intrigante qui signifie simplement que 90% de l’épargne est investie dans des fonds communs placement (FCP), c’est à dire de manière traditionnelle, vers des entreprises cotées en bourse. Les 10% restant placés sur le fond solidaire seront directement investis en dette ou en capital, auprès d’associations et entreprises à fort impact solidaire pour les aider à se développer. Un moyen efficace de soutenir des actions sociales et environnementales tout en s’assurant la fructification de son épargne.

La décision du projet à soutenir dépend de l’investisseur. Il faudra donc piocher dans le large choix proposé par les banques. Pour aider les épargnants, les différents établissements peuvent fournir des conseils basés sur le domaine d’action du projet, le niveau de maturité de l’investisseur ou encore les outils qui peuvent être mis à disposition du client (reporting d'activités etc.).

Mais à la fin, c’est toujours à l’épargnant que revient le choix de déterminer l’association ou entreprise solidaire à soutenir. À titre d’exemple, BNP Paribas a offert la possibilité d’investir dans le Groupe La Varappe (Bouches-du-Rhône), qui propose un projet innovant de récupération de conteneurs en fin de vie pour les recycler et les transformer en logement d’urgence et d’insertion temporaire. Cela, en faisant travailler des personnes très éloignées de l’emploi, afin de faciliter une insertion pérenne dans le monde du travail.

En 2018, c’est près de 12,56 milliards d’euros qui ont été investis dans la finance solidaire, dont 4,1 millions d’euros qui ont été reversés à des associations. Un chiffre en hausse d’année en année qui permet de séduire les investisseurs. L’année dernière, ils étaient plus d’un million à opter pour cette épargne soutenant 423 000 projets.

Ce contenu a été réalisé avec BNP Paribas. La rédaction de BFMTV n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

dossier :

Green Reflex

Clément Capot