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Réchauffement climatique: 1 espèce sur 3 d'animaux et de plantes pourrait avoir disparu d'ici 2070

Le réchauffement climatique pourrait, selon les résultats d'une récente étude américaine, être à l'origine de l'extinction d'une espèce animale et végétale sur trois d'ici 2070.

C'est une nouvelle étude alarmante. Plusieurs espèces animales et végétales pourraient être directement menacées par le réchauffement climatique, si les températures continuaient de monter. Un tiers des espèces pourrait avoir disparu d'ici 2070, selon cette étude publiée mercredi dernier par deux chercheurs de l'Université de l'Arizona, notamment relayée par Slate.

Ces scientifiques ont ainsi analysé des données relevées à 10 ans d'écart, relatives à 538 espèces animales et végétales, dans 581 milieux naturels différents. Ils ont ensuite comparé les comportements et les déplacements des animaux, le nombre d'extinctions ainsi que les relevés climatiques.

44% des espèces disparues en 10 ans

Ils sont parvenus à la conclusion que de nombreuses espèces ne survivraient pas à une hausse progressive des températures, liée au réchauffement climatique. Selon eux, 44% des espèces étudiées auraient d'ailleurs déjà disparu dans l'un de leurs milieux naturels. 

Et les résultats de l'étude ont révélé que le réchauffement climatique avait un rôle majeur dans l'extinction de certaines espèces. Étonnamment, certaines espèces se sont éteintes dans des endroits du monde où les températures annuelles ont augmenté de manière peu significative. Ce sont plutôt les journées estivales de pics de chaleur qui se sont avérées avoir des effets dramatiques sur la disparition de la faune et de la flore.

L'accord de Paris pour contenir l'extinction de masse?

L'étude révèle enfin que la plupart des espèces ne parviennent pas à se disperser assez rapidement pour pouvoir survivre au réchauffement climatique. Si les températures venaient à augmenter de 0.5°C, environ la moitié des espèces pourraient donc s'éteindre dans leur milieu; 95% d'entre elles s'éteindraient si les températures augmentaient de 2.9°C. 

Les chercheurs estiment que la seule solution envisageable pour limiter ce phénomène serait de s'en tenir à l'accord de Paris sur le climat de 2015, qui vise à réduire les émissions polluantes des différents pays en vue de contenir l'élévation de la température de la planète sous les 2°C.

Mais quatre ans après sa signature, les trois quarts des pays signataires ne respectent toujours pas leurs engagements en faveur du climat, révélait une étude de l'ONG Fundacion Ecologica Universal en novembre 2019.

Jeanne Bulant