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Visons contaminés au Covid-19: Pompili affirme qu'aucun cas n'a été détecté chez les humains autour

La nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, sur le perron de l'Elysée le 7 juillet 2020

La nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, sur le perron de l'Elysée le 7 juillet 2020 - Ludovic Marin © 2019 AFP

Les 1000 visons de l'élevage ont été abattus avait annoncé le gouvernement ce dimanche. "La seule solution", selon la ministre, qui plaide vouloir faire primer "la sécurité sanitaire".

Barbara Pompili se veut rassurante. Invitée sur le plateau de France info ce lundi, la ministre de la Transition écologique a affirmé que "pour l'instant, aucun humain n'a été contaminé" après la détection de cas de Covid-19 dans un élevage de visons en Eure-et-Loire.

"Tous les éleveurs sont isolés puisqu'ils sont cas contacts de visons", a précisé la ministre. "On est en train de faire des tests auprès de tout le monde. Pour le moment, on n'a pas d'humains autour qui sont touchés."

"Principe de précaution"

Les 1000 visons de l'élevage ont été abattus avait annoncé le gouvernement ce dimanche. "La seule solution", selon la ministre, qui dit vouloir faire primer "la sécurité sanitaire".

"Nous avons affaire à des élevages, donc à des animaux qui sont concentrés, qui sont dans des cages et qui sont au contact avec des éleveurs", a rappelé Barbara Pompili. "Le principe de précaution est simple: quand un vison est touché par le virus, on abat l'élevage."

"En plus, il y a eu des mutations dans d'autres pays, pas encore en France, donc on préfère ne pas prendre de risque", a par ailleurs expliqué la ministre. "Des mutations pourraient être dangereuses pour nos vaccins."

Des études dans les trois autres élevages

Des "études" sont actuellement "en cours" dans les trois autres élevages de visons en France. "Il y en a un où on n'a pas trouvé de virus. Sur les deux autres, on est en train de regarder précisément", a indiqué la ministre.

Alors que les élevages de visons doivent tous fermer en France d'ici 2025, plusieurs ONG réclament l'accélération du processus. Une proposition refusée en bloc par la ministre. "On reste, pour l'instant, sur les concertations et sur le travail qu'on a engagés (avec la filière) en vue d'une fermeture", a-t-elle conclu.

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV