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Vaccination anti-Covid: la mairie de Paris appelle à "confirmer" l'accélération

Emmanuel Grégoire donne une conférence de presse à Paris le 26 février 2021

Emmanuel Grégoire donne une conférence de presse à Paris le 26 février 2021 - Alain JOCARD © 2019 AFP

Pour Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, l'accélération de la campagne de vaccination ce week-end n'est pas suffisante si elle ne dure qu'un week-end.

Le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a appelé ce dimanche le gouvernement à "confirmer" l'accélération de la campagne de vaccination contre le Covid-19 du week-end, qui "ne suffit pas" pour combler le "retard".

Il s'est dit sur franceinfo "tout à fait satisfait" du coup d'accélérateur donné par le gouvernement sur le week-end, mais "ça ne suffit pas: 11.000 doses pour Paris, 12.000 en intégrant un centre des pompiers, ça représente 6% des éligibles de plus de 75 ans" dans la capitale, a-t-il souligné.

Alors que 6.500 doses ont été administrées ce samedi, il a souhaité que "cet effort d'accélération se confirme et ne soit pas qu'une occasion exceptionnelle".

50.000 doses sur le week-end

Sur l'ensemble de la région Ile-de-France, plus de 100 centres de vaccination ont été ouverts ce week-end pour écouler plus de 50.000 doses.

Mais "on est très loin des objectifs, de ce qui avait été annoncé par le Premier ministre lors de la présentation de la stratégie vaccinale, on parlait de 15 millions de vaccinés à fin mars (sur toute la France, NDLR), on est en retard", a rappelé Emmanuel Grégoire.

Le gouvernement vise désormais 10 millions de premières injections à la mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions cet été. Actuellement, moins de 3,4 millions de Français ont reçu au moins une dose.

Une évacuation des quais de Seine "abrupte"

Interrogé par ailleurs sur l'évacuation d'une foule nombreuse sur les quais de Seine par les forces de l'ordre samedi, Emmanuel Grégoire a jugé que "la méthode était un petit peu abrupte" et a indiqué que la mairie allait "en discuter avec la préfecture de police".

S'il est "normal" que la police "procède à des dispersions, fasse de la pédagogie", "les gens en extérieur sont infiniment moins en danger que quand ils sont en intérieur", a-t-il défendu, tout en rappelant que la mairie est "en accord avec les arrêtés antialcool proposés par le préfet".

Cy.C avec AFP