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Un lien de causalité entre le vaccin AstraZeneca et les caillots de sang établi par des chercheurs norvégiens

Une boîte du vaccin AstraZeneca, le 12 février 2021 à Halle, en Allemagne

Une boîte du vaccin AstraZeneca, le 12 février 2021 à Halle, en Allemagne - JENS SCHLUETER © 2019 AFP

Selon une étude menée par le chef du service hématologie de l'hôpital universitaire d'Oslo, seul le vaccin d'AstraZeneca peut expliquer la "réponse immunitaire sévère" observée chez certains patients, responsable de l'apparition de caillots de sang.

Une étude qui diverge de l'Agence européenne des médicaments. Selon une équipe de chercheurs de l'hôpital universitaire d'Oslo, l'administration du vaccin d'AstraZeneca peut potentiellement conduire à l'apparition de caillot de sang et provoquer une thrombose.

L'injection du vaccin entraîne une "réponse immunitaire sévère" chez certains patients où la production des anticorps interférerait avec l'action des plaquettes sanguines, selon le professeur Pal Andre Holme interrogé par le quotidien norvégien Verdens Gang.

"Il n'y a aucune autre cause que le vaccin pour expliquer cette forte réponse immunitaire", poursuit l'hématologue.

Trois personnes ont été hospitalisées la semaine dernière en Norvège après avoir reçu une dose du vaccin. Les autorités ont par ailleurs rapporté lundi la mort de l'une d'entre elle, une soignante décédée des suites d'une hémorragie cérébrale sans qu'aucun lien de causalité ne puisse avoir été établi alors avec le vaccin AstraZeneca.

Un vaccin "sûr et efficace" selon le régulateur européen

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a jugé jeudi "sûr et efficace" le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19.

"Le comité est parvenu à une conclusion scientifique claire: il s'agit d'un vaccin sûr et efficace", a déclaré la directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, lors d'une visioconférence.

Le régulateur européen, basé à Amsterdam, "a également conclu que le vaccin n'était pas associé à une augmentation du risque global d'événements thromboemboliques ou de caillots sanguins", a précisé sa directrice exécutive Emer Cooke.

Des conclusions que partage l'agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) qui a considéré qu'il n’y a "pas de preuves" que ce vaccin ainsi que celui de Pfizer-BioNTech causent des caillots sanguins.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV