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"Salle de shoot" à Paris: le Conseil d'Etat veut d'abord une loi

Les toxicomanes peuvent se piquer sous le contrôle de professionnels de la santé.

Les toxicomanes peuvent se piquer sous le contrôle de professionnels de la santé. - -

La salle de consommation de drogue, dont l'ouverture à Paris était initialement prévue pour novembre, ne sera probablement pas mise en place "avant les municipales", selon la candidate PS Anne Hidalgo.

Pas de "salle de shoot" à Paris avant les municipales. C'est ce que pense Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, au micro de France Info. L'ouvrir avant le mois de mars semble en effet délicat: le Conseil d'Etat a émis jeudi un avis négatif, estimant qu'il fallait légiférer au préalable sur le sujet.

"Ce que dit le Conseil d'Etat c'est qu'il faut une loi pour pouvoir ouvrir ce type de lieu", a décrypté la première adjointe de Bertrand Delanoë, candidate à la mairie de Paris. "Nous allons retravailler avec le ministère de la Santé. [...] Cette loi n'existe pas aujourd'hui".

Une ouverture sans cesse repoussée

Le projet d'une salle de consommation de drogue et de suivi des toxicomanes doit voir le jour à Paris, près de la gare du Nord, sur le boulevard de la Chapelle.

Prévue initialement pour le mois de novembre, son ouverture a été sans cesse repoussée, après avoir rencontré l'ire des riverains. Une association de parents a ainsi déposé un recours devant le Conseil d'Etat en juillet pour bloquer le processus d'installation.

Le principe de ces salles est de permettre aux toxicomanes de rue, précarisés et en rupture, de consommer "dans des conditions plus saines et plus hygiéniques", comme le souligne l'Observatoire européen des drogues et addictions. Ceci dans le but de limiter les risques d'infections liés aux injections de drogues. Elles existent déjà dans une dizaine de pays.

V.D. avec AFP et Benjamin Dubois (vidéo)