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Report de quelques mois du "test angine" pratiqué en pharmacie

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Miguel Medina / AFP

Faute de décrets d'application prêts à temps, les pharmaciens ne pourront pas pratiquer dès ce 1er janvier les tests permettant d'identifier la nature, virale ou bactérienne, de l'angine. La mesure devrait entrer en vigueur au printemps.

Les pharmaciens ne pourront finalement pas pratiquer dès le 1er janvier les tests permettant de vérifier si une angine est virale ou bactérienne, les décrets d'application n'étant pas prêts, a appris l'AFP mardi auprès d'un de leurs principaux syndicats. Les pharmaciens d'officine ont conclu en septembre une convention avec l'Assurance maladie pour être rémunérés à hauteur de six euros quand ils pratiquent ce test en lieu et place du médecin. Cette mesure devait entrer en vigueur ce mercredi 1er janvier.

Cependant l'Assurance maladie "nous a informés en décembre que les textes réglementaires ne seraient pas prêts à temps, et que ça se ferait plutôt au printemps", a assuré à l'AFP Philippe Besset, le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Les TROD (tests rapides d'orientation diagnostique), pratiqués en quelques minutes par un prélèvement dans la gorge du patient, permettent de déterminer l'origine de l'affection. 

Des modalités encore à préciser

Dans 80 à 90% des cas, rappelle Philippe Besset, l'angine est due à un virus et les antibiotiques ne servent à rien. C'est seulement si le test atteste la présence d'une bactérie que le pharmacien devra aiguiller le patient vers un médecin, qui pourra lui prescrire un antibiotique. Le médecin peut également, s'il souhaite gagner du temps, déléguer au pharmacien l'exécution du test. Il délivre alors une "ordonnance conditionnelle": le patient n'obtiendra éventuellement des antibiotiques qu'après avoir effectué le test en officine.

Pour que ce mécanisme se mette en place, la Direction générale de la Santé doit encore en préciser par décret certaines modalités pratiques, comme par exemple l'âge à partir duquel les enfants y seront éligibles, a indiqué Philippe Besset. Ce report "est contrariant, pour les patients comme pour nous". Mais "les délais étaient un peu courts", et certains professionnels pourront mettre à profit ces quelques mois supplémentaires pour se former, a-t-il relativisé.

R.V. avec AFP