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Covid-19: Castex annonce le début de la vaccination "dès la dernière semaine de décembre"

Devant l'Assemblée nationale, Jean Castex a assuré que "la France a précommandé près de 200 millions de doses" du vaccin contre le Covid-19.

Quelques jours après avoir détaillé la stratégie de vaccination qui sera déployée en France dans les jours à venir, et qui sera divisée en trois étapes bien distinctes, Jean Castex passe ce mercredi l'épreuve du Parlement.

Devant les députés de l'Assemblée nationale à partir de 16h30, le Premier ministre a donné plus de détails à propos de ce plan. Lors de son intervention, il a entre autres assuré que "la deuxième vague qui frappe l'Europe était d'une violence redoutable", et que "le virus ne perd pas en intensité et fait de nouvelles victimes."

Au sujet des interrogations sur les vaccins, l'homme fort de Matignon a rappelé l'importance de l'arrivée de ces sérums et souhaité préciser les fondements du plan du gouvernement.

"En ciblant les publics les plus vulnérables, nous cherchons à baisser la mortalité et les admissions en soins intensifs et réanimation. Nous espérons protéger notre système de santé sur la durée et permettre au pays de retrouver un fonctionnement normal", explique Jean Castex.

200 millions de doses précommandées

Toutefois, le vaccin est un défi majeur pour la France, a-t-il précisé, soulignant que l'échéance était préparée depuis plusieurs mois.

"La France a précommandé près de 200 millions de doses permettant de vacciner 100 millions de personnes, puisque pour la plupart de vaccins, deux injections sont nécessaires. Nous avons privilégié les vaccins les plus avancés, Moderna et Pfizer, d'autres pourraient arriver dans les mois qui viennent malgré les incertitudes."

En ce qui concerne les personnes à vacciner en priorité, Jean Castex s'en remet à l'avis de la HAS (Haute autorité de Santé), ajoutant qu'une première étape qui concernera 1 million de personnes débutera dans les prochains jours, d'ici la première semaine de décembre.

"Dans la foulée, la HAS donnera son avis quant aux conditions d'utilisation, c'est là que sera lancée la campagne vaccinale. Les vaccinations pourraient commencer dès la dernière semaine de décembre, elle s'échelonnera sur une période de six à huit semaines", a-t-il précisé.

Transparence et confiance

Par la suite, 14 millions de personnes âgées ou malades seront concernées par la vaccination, tout comme le personnel de santé. Les médecins traitant seront mis à contribution lors de cette nouvelle étape.

"Aucune vaccination n'aura lieu sans que le consentement éclairé ait pu être exprimé. J'attends par ailleurs un avis du comité consultatif national d'éthique qui nous éclairera sur les questions qui se posent dans le cadre de cette campagne", souligne-t-il précisant que deux préceptes, confiance et transparence, seront les clés de la vaccination.

Des nouveautés ont également été annoncées par Jean Castex. Ainsi, à partir de janvier, toute personne positive au Covid-19 "se verra proposer une visite à domicile par une équipe soignante."

Parmi les principaux obstacles sur la route du gouvernement figure la méfiance des Français vis-à-vis des vaccins. Selon un sondage de Santé publique France, seule la moitié (53%) des Français interrogés en novembre veulent se faire vacciner, contre deux tiers (64%) en juillet, un chiffre parmi les plus faibles au monde.

Pour l'exécutif, c'est un sujet particulièrement sensible qui met toute la chaîne gouvernementale sous pression, après les cafouillages sur les masques et les tests. "Il y aura besoin de beaucoup de transparence, de clarté, de précisions, sur les doses, l'acheminement" et "qui pourra vacciner", réclame le socialiste Boris Vallaud, qui a le sentiment que la France "est à la traîne" en la matière.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV