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Lyon: une machine capable de réaliser 2400 tests par jour à l'hôpital de la Croix-Rousse

Une première machine capable de réaliser 2400 tests par jour est utilisée à Lyon.

Une première machine capable de réaliser 2400 tests par jour est utilisée à Lyon. - Philippe Desmazes - AFP

L'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon est le premier établissement à installer une machine capable de réaliser 2400 tests du coronavirus par jour.

Pour déconfiner, il va falloir dépister en masse: 20 machines, produites par une société chinoise et capables de réaliser 2400 tests par jours, vont donc être réparties sur le territoire. L'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon est le premier à l'avoir installée.

Cet automate, dont le coût n'a pas été précisé, est produit par MGI, un des leaders mondiaux du séquençage génétique. Installé depuis fin mars aux Hospices civils de Lyon (HCL), il permet de tripler leur capacité de tests de détection du Covid-19 à partir de prélèvements faits à l'aide de petits écouvillons, sortes de cotons de tige enfoncés dans le nez. 

Un résultat en 9 à 12 heures sur son smartphone

Pour l'instant, cette machine d'analyses haut débit est utilisée en priorité en milieu hospitalier ou dans les Ehpad et prisons. Mais après le 11 mai, elle sera déplacée sur l'hôpital militaire Desgenettes à Lyon, des locaux plus adaptés à un dépistage plus massif de la population. Où chacun pourra obtenir en 9 à 12 heures un résultat directement sur son smartphone.

"L'idée est de faire du diagnostic en ville de façon à ce qu'ils sachent qu'ils sont coronavirus positifs et qu'ils puissent s'isoler pour éviter de contaminer d'autres personnes et casser ainsi les chaînes de transmission", explique à l'AFPTV Florence Morfin, professeure de virologie du service bactériologie de l'hôpital de la Croix-Rousse.

"Ce type de machine accompagne la philosophie de l'arrêt du confinement", complète Bruno Lina, professeur de virologie aux HCL et membre du conseil scientifique mis en place par l'Elysée.

Une immunisation "dans la durée"

Car "pour que cette épidémie s'arrête, il faut que 65 à 70 % de la population soit immunisée", poursuit-il. Mais "quand on a une circulation du virus qui touche à peu près 10% de la population, on a les services de santé et de réanimation saturés".

"Il faut donc que cette immunisation se fasse mais dans la durée, au fil de l'eau, et dans la mesure du possible avec des gens qui ne sont pas ceux qui vont faire les séjours en réanimation et à l'hôpital", poursuit le professeur. Les tests massifs sont donc un outil de cette immunisation progressive. 

Les HCL ont réalisé près de 17.000 tests depuis le début de la pandémie. Ils étaient positifs dans environ 25% des cas.

CB avec AFP