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Les végétariens ou vegans auraient plus de chance d'avoir un AVC, selon une étude

L'essor du marché vegan s'explique compte tenu de la multiplication des scandales alimentaires, de la remise en cause des bienfaits du lait et de la viande et de la sensibilité accrue au bien-être animal.

L'essor du marché vegan s'explique compte tenu de la multiplication des scandales alimentaires, de la remise en cause des bienfaits du lait et de la viande et de la sensibilité accrue au bien-être animal. - Pixabay

Ce risque ne concerne en revanche pas les personnes qui mangent uniquement du poisson. 48.188 personnes sans antécédents cardiaques, tous régimes alimentaires confondus, ont participé à l'étude parvenant à ces conclusions.

Ne pas manger de viande pour préserver sa santé est un argument souvent mis en valeur par les personnes adoptant les régimes vegans et végétariens. Pourtant, selon une étude publiée par le British Medical Journal le 4 septembre, et repérée par CNN, il se pourrait que cet argument ne soit pas entièrement vrai.

Pour parvenir à ces conclusions, des chercheurs britanniques ont analysé les données de santé de 48.188 participants, tous régimes alimentaires confondus.

Selon cette étude, les personnes mangeant du poisson et les végétariens - y compris les vegans - qui ont été suivis par les chercheurs présentaient des taux des cardiopathie ischémique (les maladies des artères coronaires) inférieurs de 13% par rapport aux personnes mangeant de la viande. De précédents travaux avaient déjà affiché des résultats allant en ce sens.

Des AVC plus fréquents chez les végétariens et vegans

Néanmoins, la tendance n'est pas la même pour les accidents vasculaires cérébraux (AVC): les taux d'AVC seraient 20% plus élevés chez les végétariens et vegans que chez les personnes consommant de la viande, selon les conclusions de cette étude.

Un risque qui ne concernerait pas les personnes consommant seulement du poisson. Ce qui pourrait s'expliquer par le fait que les personnes mangeant du poisson "n'auraient pas des niveaux de cholestérol aussi faibles que ceux des végétariens", analyse l'une des chercheuses auprès de CNN, Tammy Tong.

"Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour vérifier ces résultats au sein d'autres populations et identifier les éléments susceptibles de contribuer aux associations observées", notent toutefois les auteurs de l'étude.
Clarisse Martin