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Les lingettes et laits pour bébés dans le collimateur de l'UFC-Que Choisir

Selon l'UFC Que choisir, la plus part des lingettes et laits pour bébés seraient toxiques.

Selon l'UFC Que choisir, la plus part des lingettes et laits pour bébés seraient toxiques. - -

L'UFC-Que Choisir dévoile les résultats d'une étude de toxicité qu'elle a menée sur les lingettes et laits de toilettes pour bébés. Les résultats de son laboratoire sont, selon elle, "accablants".

Faudrait-il s'en méfier? Selon l'association UFC-Que Choisir, la grande majorité des lingettes et laits de toilette pour bébés sont potentiellement nocifs. Sur la foi de tests menés en laboratoire, une étude révèle que 26 lingettes et 6 laits de toilette grand public sur 34 produits testés sont saturés de molécules allergisantes, d'antibactériens ou d'antioxydants "toxiques, voire perturbateurs endocriniens".

Dans un communiqué, l'UFC-Que Choisir précise que 94 % des produits testés sont "potentiellement nocifs". Par exemple, les lingettes Eco de Naty en contiennent 700 fois plus que les concurrents les moins chargés.

Le phénoxyéthanol, un conservateur aux effets toxiques pour le foie, pour le système reproducteur et pour le développement, est présent dans pas moins de 14 lingettes.

Enfin, 6 lingettes contiennent des parabènes à longue chaîne, conservateurs suspectés d’être des perturbateurs endocriniens interférant avec le système hormonal. Au final, seuls deux produits sur 34 seraient exempts des substances recherchées.

Des étiquetages faussement rassurants

L'association pointe également les étiquetages qui sont faussement rassurants. Dans la jungle des produits en rayon, les parents ne peuvent se fier aux mentions et accroches. Ainsi, certaines mentions du type "hypoallergénique" ou "Testé sous contrôle dermatologique" sont d’autant plus mal venues qu’elles recèlent des quantités significatives d’allergènes.

Le problème est que les industriels n’ont pas l’obligation d’appliquer les recommandations des experts. "Malheureusement, les fabricants s'abritent derrière des autorisations très génériques et pour la plus part d'entre eux, continuent à utiliser la molécule qui pose problème", explique Olivier Andrault, chargé de mission à l'UFC-Que Choisir.

L'UFC Que choisir demande en conséquence à la Commission européenne de se saisir de ce problème, afin qu’elle renforce le cadre réglementaire et, dans cette attente, "exige" des fabricants qu’ils "mettent un terme à leur pratique irresponsable en retirant les nombreuses substances dangereuses trouvées dans leurs produits".

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A.-L. Baulme avec J. Migaud-Muller