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Les généralistes enseignants demandent que l'homéopathie ne soit plus enseignée à la fac

Des tubes de granulés homéopathiques

Des tubes de granulés homéopathiques - Philippe HUGUEN / AFP

Le Collège national qui représente les médecins généralistes enseignant à l'université réclame ce vendredi la fin de l'enseignement de l'homéopathie à la fac.

L'homéopathie véhiculerait des "aberrations grossières aux antipodes de la démarche scientifique", d'après les généralistes enseignants qui demandent ce vendredi qu'elle ne soit plus enseignée en fac de médecine et de pharmacie.

"La moitié des facultés de médecine propose encore des diplômes universitaires d'homéopathie ainsi que certaines facultés de pharmacie", écrit le CNGE (Collège national des généralistes enseignants) dans une lettre ouverte à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal.

"Nous en demandons donc la suppression car il serait aujourd'hui coupable de continuer à délivrer ce type d'enseignement par l'Université, voire de délivrer des diplômes universitaires", poursuit-il.

La Haute autorité de santé prône son déremboursement

Cette prise de position intervient une semaine après un avis de la Haute autorité de santé (HAS) prônant le déremboursement de l'homéopathie, faute de preuves scientifiques de son efficacité. La décision finale doit désormais être prise par le gouvernement, qui n'est pas tenu de suivre l'avis.

"Au-delà même de cet avis, l'absence de tout modèle théorique sur lequel pourrait reposer l'homéopathie, invention datant du XVIIIe siècle, l'absurdité des contenus de la "médecine homéopathique", des indications comme des thérapeutiques, devrait imposer de protéger les étudiants contre ces déviances pseudo-scientifiques", estime le CNGE.

"Une enquête sur les contenus de ces enseignements délivrés dans les murs des facultés serait la bienvenue car elle aurait des conclusions accablantes si jamais elle était conduite", poursuit le CNGE.

Alexandra Jaegy avec AFP