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Santé

Le syndicat des infirmiers de l'Éducation nationale appelle à son tour à la grève le 13 janvier

Des infirmières de l'Education Nationale manifestant en janvier 2021

Des infirmières de l'Education Nationale manifestant en janvier 2021 - THOMAS COEX / AFP

Cet appel intervient à la suite de l'annonce, vendredi dernier, d'une journée de grève pour les enseignants, en raison du manque de moyens pour lutter contre le Covid-19.

Après les syndicats enseignants et les parents d'élèves, le syndicat des infirmiers et infirmières de l'Education nationale SNICS-FSU appelle à son tour à une journée de grève ce jeudi 13 janvier. Le syndicat parle d'une "gestion calamiteuse, chaotique" de la crise sanitaire du Covid-19 dans les écoles. "Déni, manque d’anticipation, insuffisances, grande désorganisation…, le constat est âpre", pour ces professionnels de santé, est-il écrit.

En ce sens, "les infirmières de l’Éducation nationale sont épuisées et partagent l’exaspération des élèves, des parents et de l’ensemble des personnels qui portent 'l’École ouverte' à bout de bras", est-il écrit dans le communiqué.

Un "plan d'urgence" réclamé

Le SNICS-FSU réclame davantage de moyens pour les infirmiers de l'Education nationale, qui sont "parmi les personnels les plus exposés, submergées par la gestion des élèves cas positifs et cas contacts", mais aussi par les questionnements des parents, "perdus dans les protocoles sanitaires à répétition" et qui "n’arrivent pas à faire tester leurs enfants".

Il dénonce au passage le manque de personnel, "avec 7700 emplois pour couvrir plus de 60.000 sites scolaires et 13 millions d’élèves", ce qui entraine "un épuisement professionnel de plus en plus alarmant et sans matériel de protection adapté".

Pour palier "ces conditions de travail intenables", c'est "un plan d'urgence" qui est réclamé par ces professionnels de santé: "le recrutement immédiat d’infirmières" et "une création massive d'emplois infirmiers pour faire face à cette épidémie et à ses conséquences au long court".

Le syndicat réclame aussi la reconnaissance de leur implication dans la crise avec le versement "des 'primes COVID' et du Complément de Traitement Indiciaire de 183€, desquels elles sont exclues sans aucune justification".

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV