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La France interdit certains implants mammaires liés à un risque de cancer rare

La France interdit certains implants mammaires liés à un risque de cancer rare.

La France interdit certains implants mammaires liés à un risque de cancer rare. - Miguel Medina - AFP

Depuis 2011, 56 cas de LAGC, une forme rare de cancer, ont été recensés en France. Les retraits vont concerner les prothèses avec surface rugueuse, et deux dont l'enveloppe extérieure est en polyuréthane.

L'Agence nationale des produits de santé (ANSM) a finalement tranché. Elle va interdire plusieurs modèles de prothèses mammaires, soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer, selon un courrier de l'Agence nationale des produits de santé (ANSM) dévoilé mercredi par Le Monde et Radio France.

Prothèses avec une surface macro-texturée

Dans ce courrier, l'ANSM annonce que les prothèses concernées sont toutes celles dont la surface est "macro-texturée", c'est-à-dire rugueuse, et deux dont l'enveloppe extérieure est en polyuréthane. Leur retrait a été décidé "au vu du danger rare mais grave que leur implantation est susceptible de constituer", selon ce courrier.

Un comité d'expertes réuni début février avait conclu qu'une interdiction généralisée des implants mammaires texturés n'était pas justifiée. Ce comité se prononçait seulement pour l'interdiction des prothèses Biocell du fabricant américain Allergan, principal modèle mis en cause dans la survenue de LAGC. L'ANSM avait alors indiqué qu'elle prendrait sa décision "dans les prochaines semaines", "sur la base" de l'avis consultatif du comité.

Surveillance renforcée

Depuis 2011, 56 cas de LAGC, une forme rare de cancer, ont été recensés en France parmi les 500.000 femmes porteuses d'implants mammaires. Trois en sont décédées.

Ces signalements avaient poussé l'ANSM à placer ces dispositifs sous surveillance renforcée et à réunir en 2015 puis 2018 un comité scientifique indépendant. Fin novembre, l'ANSM avait recommandé aux chirurgiens de poser "de préférence" des prothèses lisses, dans l'attente de ses conclusions sur le dossier.

Jeanne Bulant avec AFP