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L'Agence du médicament veut suspendre les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine en France

Boîte d'hydroxychloroquine vendue dans une pharmacie américaine (illustration)

Boîte d'hydroxychloroquine vendue dans une pharmacie américaine (illustration) - GEORGE FREY / AFP

Cette annonce intervient après un autre avis défavorable, émis par le Haut conseil de la santé publique, qui recommande de ne plus prescrire la molécule aux patients dans un état grave traités à l'hôpital.

A l'image de l'Organisation mondiale de la Santé, l'ANSM annonce ce mardi sa volonté de suspendre "par précaution" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine en France, "dans l’attente d’une réévaluation globale du bénéfice/risque de cette molécule dans les essais cliniques". Au total, 16 essais cliniques de ce type ont été lancés depuis le début de l'épidémie.

"Nous avons lancé auprès des promoteurs évaluant l’hydroxychloroquine, une procédure de suspension des inclusions de patients dans les essais cliniques menés en France", écrit l'Agence du médicament dans un communiqué. L'ANSM précise que cette suspension prendra effet après un délai de 24 heures de procédure contradictoire auprès des organisateurs des 16 essais autorisés.

"Les patients en cours de traitement avec de l’hydroxychloroquine dans le cadre de ces essais cliniques pourront le poursuivre jusqu’à la fin du protocole", ajoute l'Agence.

Deux avis défavorables coup sur coup

Cette annonce intervient après un autre avis défavorable pour l'hydroxychloroquine. Un peu plus tôt dans la matinée, le Haut conseil de la Santé publique, saisi par Olivier Véran, a recommandé de ne plus la prescrire aux patients dans un état grave traité à l'hôpital, comme c'est possible actuellement.

Ces décisions font suite à la publication d'une récente étude dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19. Une étude réalisée sur des données d'environ 96.000 patients, qualifiée de "foireuse" par le controversé professeur Didier Raoult, l'un des principaux défenseurs du traitement.

M.D. avec AFP