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Gérard Collomb pense que Lyon va être plus touchée que d'autres grandes villes par la crise

Gérard Collomb

Gérard Collomb - AFP

Lors d'une conférence de presse, le maire de Lyon a dit craindre une vague de fermeture d'entreprises et de licenciements en Auvergne-Rhône-Alpes, et notamment dans sa ville, en raison de la crise économique provoquée par le coronavirus.

Le maire de Lyon Gérard Collomb a dressé jeudi un sombre tableau de la situation dans laquelle risque de se trouver sa ville à l'automne, en raison de la part plus importante qu'ailleurs de l'industrie.

"Nous sommes la première région industrielle de France. Nous allons être touchés plus que d'autres" après la disparition des mesures de soutien à l'économie, s'est inquiété Gérard Collomb, lors d'une conférence de presse tenue avec son nouvel allié pour les élections métropolitaines François-Noël Buffet (Les Républicains).

Les deux hommes ont une nouvelle fois justifié leur inattendu rapprochement par la nécessité d'une réponse forte face à la crise économique, impliquant notamment un "travail étroit" entre collectivités locales et secteur privé.

"Nous avons la même pensée sur le sujet qui est fondamental, celui de l'économie", a expliqué M. Collomb, en opposant son pragmatisme et celui de François-Noël Buffet au "baratin" de ses adversaires verts, favoris du scrutin du 28 juin.

"Les petites entreprises vont fermer, les plus grandes vont licencier"

L'agglomération lyonnaise compte beaucoup de sous-traitants pour l'aéronautique et l'automobile, a relevé M. Collomb. "Ca risque de tomber. Les petites entreprises vont fermer; les plus grandes vont licencier".

Dans les transports, "on va voir les dossiers s'accumuler". "Une série d'hôtels vont fermer dans l'agglomération et il en sera de même pour les restaurants". Et dans l'évènementiel, si le leader lyonnais GL Events "a des difficultés", "on va voir s'effondrer un certain nombre de petites boîtes".

François-Noël Buffet a dit craindre une "paupérisation" de la région lyonnaise en cas d'arrivée au pouvoir des Verts, prenant pour exemple le cas de Grenoble où le nombre d'habitants et d'emplois serait, selon lui, en baisse depuis l'arrivée des écologistes à la mairie.

Ju. M. avec AFP