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Vaccination: face à des violences, les pharmaciens appellent à l'apaisement

Ces professionnels de la santé dénoncent un "déchaînement soudain de violence (qui) s'est exprimé à l'encontre de pharmaciens."

Les événements de samedi passé ont laissé des traces. "Face à une escalade des violences à l'encontre des pharmacies d'officine et des professionnels y exerçant", les acteurs de la profession condamne "fermement ces actes" et appelle mardi "à l'apaisement".

Un "déchaînement soudain de violence s'est exprimé à l'encontre de pharmaciens pris à partie, injuriés, dont les barnums ont été vandalisés ou encore une officine incendiée", dénoncent dans un communiqué commun l'Ordre national des pharmaciens et les syndicats FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France), USPO (Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine) et l'ANEPF (l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France).

"Si les craintes à l'égard du vaccin et des privations de libertés peuvent s'exprimer, les professions de santé, pleinement engagées depuis le début de l'épidémie pour protéger au mieux les Français, ne doivent en aucun cas subir les frais de tels actes, choquants et intolérables. Rien ne pouvant justifier de tels agissements", ajoutent les professionnels qui "condamnent fermement ces actes de violence et appellent d'une même voix au respect de tous les professionnels de santé".

Des "actes de violence et d'intimidation" "visant des médecins, des pharmaciens, d'autres professionnels de santé, et des personnels d'établissements ou de centres de vaccination", ont également été condamnés mardi "avec la plus grande fermeté" par l'Ordre des médecins qui "espère que les auteurs de tels faits seront sévèrement sanctionnés par les autorités".

Interrogé par l'AFP sur d'éventuelles mesures préventives pour protéger les pharmaciens lors des prochaines manifestations, le ministère de l'Intérieur a assuré qu'"une attention peut-être apportée par le préfet lorsque les pharmacies se retrouvent sur le chemin du cortège".

"Inadmissible"

Samedi, l'agression d'un pharmacien de Montpellier avait provoqué la colère de nombreux acteurs du monde de la santé. Plusieurs personnalités politiques dont le ministre de la Santé Olivier Véran avaient également réagi à cette agression.

A l'antenne de BFMTV, Béatrice Clairaz, pharmacienne dans les Hauts-de-Seine qualifie ces violences de "regrettables et inadmissibles."

"Des gens qui manifestent pour leur liberté, il faut qu’ils commencent par respecter la liberté des uns et des autres et notamment lorsque c’est dans le cadre de notre travail. Personne ne devrait à subir ce genre d’action parce que c‘est inadmissible."
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV