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Covid-19: 720.249 personnes ont reçu les deux injections du vaccin en France

Un vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 avant d'être administré à Thornton-Cleveleys, nord-ouest de l'Angleterre, le 29 janvier 2021

Un vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 avant d'être administré à Thornton-Cleveleys, nord-ouest de l'Angleterre, le 29 janvier 2021 - Oli SCARFF © 2019 AFP

Au total, 2.294.208 premières injections de vaccin ont été administrées en France depuis le 27 décembre dernier.

Un hôpital du Rhône victime d'une attaque informatique

Après celui de Dax, le centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a annoncé lundi être victime d'une attaque informatique "d'ampleur", détectée à 4h30 du matin.

Cette attaque par le crypto-virus RYUK (un "rançongiciel") "impacte fortement" les sites de Villefranche, Tarare et Trévoux de l'Hôpital Nord-Ouest, précise ce dernier dans un communiqué, cité par l'AFP.

Un "rançongiciel" est un logiciel malveillant qui bloque les données d'un système informatique, qui ne sont plus accessibles qu'après paiement d'une rançon.

Afin de limiter la propagation du virus, les accès au système d'information et à internet ont été coupés et les postes de travail déconnectés à l'exception du standard des urgences. L'ensemble de la téléphonie a été rendue inaccessible, ajoute l'hôpital. Les investigations techniques se poursuivent avec l'aide de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (Anssi).

412 décès enregistrés à l'hôpital au cours des dernières 24 heures

26.522 patients sont actuellement hospitalisés ce lundi en raison du Covid-19, a indiqué Santé Publique France. 777 nouvelles admissions ont été recensées en 24 heures.

3381 personnes se trouvent en réanimation. 306 nouvelles admissions ont été relevées ces dernières 24 heures.

412 décès ont été enregistrés à l'hôpital au cours des dernières 24 heures.

720.249 personnes ont reçu les deux injections du vaccin contre le Covid-19 au 15 février en France

720.249 personnes ont reçu les deux injections du vaccin contre le Covid-19 au 15 février en France, a indiqué la direction générale de la santé ce lundi dans un communiqué.

Au total, 2.294.208 premières injections ont été administrées à cette date.

Au cours des dernières 24 heures, 39.520 personnes ont reçu la première dose de vaccin, et 73.076 ont reçu la seconde.

L'OMS donne son homologation d'urgence au vaccin anti-Covid d'AstraZeneca

L'Organisation mondiale de la santé a accordé lundi son homologation d'urgence au vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, qui ouvre la voie à la distribution de centaines de millions de doses à des pays défavorisés privés jusque là d'immunisation, annonce l'agence onusienne dans un communiqué.

Cette procédure aide les pays qui n'ont pas les moyens de déterminer d'eux-mêmes l'efficacité et l'innocuité d'un médicament à avoir plus rapidement accès à des thérapies, et permet au dispositif Covax, mis en place pour assurer un accès équitable au vaccin, d'en commencer la distribution. L'homologation concerne deux versions, l'une fabriquée en Inde, l'autre en Corée du sud.

Comment convaincre les Français?

Alors que l'avis général des Français semble se modifier quant à la question de la vaccination, une minorité de citoyens expliquent ne toujours pas souhaiter se faire vacciner. A ces derniers, Alain Fischer a tenu à porter le message suivant:

"Il faut essayer de rapporter des éléments de conviction mais il y a une liberté à cet égard. [...] Les vaccins développés très vite c’est fantasitque, c’est une excellente nouvelle qu’en moins d’une année on ait pu développer ces vaccins grâce à un effort de la recherche scientifique mondiale colossal, un effort industriel colossal, un effort financier énorme", explique-t-il.

“Les gens ne sont pas considérés comme des cobayes. Si on ne se vacciner pas on restera dans une situation de pandémie qui tue et qui empoisonne nos vies”, conclut-il.

Va-t-on vacciner les enfants?

Interrogé par une mère de famille dont l'enfant est victime de comorbidités, le professeur Alain Fischer a estimé que la question de la vaccination chez les plus jeunes restait épineuse.

“Il faut bien distinguer deux situations, celle des enfants bien portants, heureusement l’immense majorité, et celle d’un petit nombre d’enfants en situation difficile. Pour les biens portants, la vaccination n’est pas du tout d’actualité, parce que l’infection est peu présente chez les enfants, ils sont peu contaminations”, explique-t-il.

Combien de temps le vaccin est-il efficace?

A cette question posée par deux patients fraîchement vaccinés, Alain Fischer a dressé un calendrier e l'efficacité vaccinale.

"Dès 10, 12 jours après l’injection de la première dose la protection débute, entre 12 et 21 jours, date de la seconde dose, le niveau de protection est au-delà de 85% pour des vaccins Pfizer et Moderna, après il va monter à 95%. On sait que 8 jours après la seconde injection, vous allez avoir un pic d’anticorps, très très fort contre le virus, qui va vous protéger assez longtemps.

Mais le 'assez longtemps' qu’est ce que ca veut dire? Il n’est pas possible de répondre avec précision, car nous n’avons pas d’informations au-delà de deux ou trois mois de recul", estime-t-il.

Va-t-on généraliser la vaccination à domicile?

En ce qui concerne cette interrogation, Alain Fischer a souligné qu'il existait deux hypothèses.

“La première solution c’est quand même assurer le transport de la perosnne, avec l’aide soit familiale, soit de mairies vers le centre de vaccination, je sais que ça a déjà été fait”, a-t-il commencé.

“La seconde possibilité, c’est des unités mobiles de vaccination qui existent dans certains lieux, il y a déjà pas mal d’intiatives locales. [...] Il faut qu’il y ait les personnes adéquates, il faut permettre aux infirmiers de vacciner et cela ne me pose aucun problème, que des infirmiers puissent le faire. C’est une organisation par centres qu’il faut certainement encourager, bien sur il faut aller dans ce sens.”

Un passeport vaccinal est-il nécessaire en France?

A cette question, Alain Fischer a estimé que le recul n'était pas encore assez suffisant pour prendre ce type de décision.

"Nous parlons de protection, une bonne protection, mais nous n’en connaissons pas encore la durée, donc un passeport, mais pour combien de temps? Puis la question est de savoir si la vaccination empêche de transmettre? Nous n’avons pas la réponse à cela, s’il y a prévention de la transmission (...) ça a une implication, imaginez que quelqu'un ait le passeport mais continue de transmettre (...) donc ce n’est pas un sujet d’actualité", a-t-il alerté.

Les médecins généralistes pourront-ils vacciner le 25 février?

Afin d'accélérer la vaccination en France, les médecins généralistes pourront dans les semaines à venir avoir la capacité de vacciner leurs patients.

"On pourra vacciner chez les généralistes les plus de 65 ans avec des comorbidités, et ensuite, assez rapidement, on espère que la vaccination puisse s’étendre aux pharmacies comme pour les syndromes grippaux", a estimé Alain Fischer.

Les vaccins ARN sont-ils efficaces contre les variants?

Alors que les différents variants du coronavirus se diffusent sur le territoire français, de nombreuses questions se posent quant à l'efficacité des vaccins utilisés contre ces multiples mutations. A cela, Alain Fischer a tenu à se montrer rassurant.

"Le virus, comme tous les virus de ce type, sont des virus qui mutent; à chaque fois qu’il se réplique. [...] A ce jour, nous connaissons trois variants principaux (...) un variant découvert en Grande-Bretagne qui rend le virus plus contagieux mais qui ne rend pas le vaccin moins efficace (...) Pour le Sud-Africains et le Brésilien, c'est plus ennuyeux car ils peuvent faire que le virus refasse un Covid avec ce variant", explique-t-il.

De plus, le "monsieur Vaccin" du gouvernement souligne que "des données cliniques montrent qu’il y a une petite perte d’efficacité du vaccin Janssen" face au variant sud-africain.

Doit-on continuer à utiliser le vaccin AstraZeneca?

Une semaine après le lancement du vaccin AstraZeneca en France, de nombreuses questions se posent encore autour du sérum et de ses effets secondaires, nombreux chez certains soignants immunisés ces derniers jours.

"Ca peut être pénalisant, mais ce n’est pas non plus un événement grave, et ceci est résolutif. Il ne faut pas inquiéter au dela de ce que c’est", a expliqué Alain Fischer.

"Il y a un suivi pharmacovigilance en cours. Il semble que la fréquence soit un peu plus élevée que ce qui était dit dans les études cliniques, cela peut s’expliquer de deux façons: ce sont des personnes jeunes vaccinées, et cette réponse immédiate au vaccin est plus forte chez les plus jeunes que chez les moins jeunes. Et il y a une hypothèse de travail qui n’est pas validée à ce jour,c’est que ce soit les personnes qui aient déjà eu le Covid qui fassent une réaction un peu plus forte."

Quand l'ensemble de la population française pourra-t-il être vacciné?

"C’est l’objectif final. En premier, on vaccine les plus vulnérables, celles qui font que le système de santé souffre et n’est pas en mesure d’assurer chaque acte médical. C’est la priorité évidente. Cela concerne les personnes âgées de plus de 75 ans ou moins si atteintes de facteurs. Cela représente environ 20 millions de personnes", a commencé Alain Fischer.

"Pour les personnes sans comorbidités, ce qui est prévu selon les livraisons, c’est qu’il y ait assez de doses pour mai et juin. Si les choses sont validées, on aura six vaccins différents qui permettront de vacciner le reste de la population cet été. [...] L’hypothèse de travail (...) c’est avril, pour les 65-74 ans, on a envie que les gens soient protégés tout de suite mais il faut qu’ils le soient dans 6 mois ", souligne-t-il.

Pourquoi est-ce si difficile de prendre rendez-vous?

"Il faut comprendre qu’un certain nombre de doses est disponible, elles arrivent chaque semaine. Progressivement sont ouverts les rendez-vous. Cette semaine, un grand nombre sera disponible pour le mois de mars.

Je comprends cette frustration. En principe, cela fonctionne bien dans certains endroits, il y a une possibilité de pré-inscription. Si l’on peut fonctionner ainsi, cela peut rassurer les personnes", a expliqué Alain Fischer.

Dans la suite de son propos, ce dernier a estimé qu'il fallait "accepter un peu de patience", mais que la situation allait se rétablir au fur et à mesure.

"On est entre deux feux, il faut optimiser l’administration des vaccins disponibles. Si on avait restreint la population, il y aurait eu moins de personnes en attente, mais (...) il y aurait eu moins de doses administrées."

Quel jugement pour la campagne de vaccination?

"La campagne a commencé fin décembre, un mois et demi, c’est très peu. Globalement, c’est une organisation mise en place pour vacciner les plus fragiles, aujourd’hui deux tiers des pensionnaires maisons de retraite sont vaccinés" et aux patients les plus à risques, a estimé alain Fischer.

"Cet effort a commencé, pas abouti, car le nombre de vaccin ne permet pas de satisfaire tout le monde. On peut penser que ces 8 millions de personnes seront vaccinées fin mars, celles qui correspondent à cette classe d’âge", prédit-il.

La France a-t-elle rattrapé son retard?

Plus de deux mois après le début de la campagne de vaccination, où en est la France vis-à-vis des autres pays? BFMTV fait le point en infographie sur le nombre de doses injectées dans le monde entier.

Alain Fischer répond à vos questions

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct spécial: Alain Fischer, le "monsieur vaccin" de l'exécutif ou, plus précisément, le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, est l'invité de Bruce Toussaint et Margaux de Frouville sur BFMTV à partir de 10h45.

Alain Fischer est l'invité de BFMTV, le 15 février 2021.
Alain Fischer est l'invité de BFMTV, le 15 février 2021. © BFMTV

Prise de rendez-vous, efficacité face aux variants, effets secondaires... Il répondra à toutes vos questions, que vous pouvez poser grâce à l'adresse mail bfmtvetvous@bfmtv.fr ou sur Twitter avec le hashtag #QuestionBFMTV.

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