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EN DIRECT - Déconfinement: "Il faut rester prudent", rappelle Emmanuel Macron

EN DIRECT - Déconfinement: "Il faut rester prudent", rappelle Emmanuel Macron

Emmanuel Macron dans la Drôme, le 8 juin.

Le déconfinement va se poursuivre ce mercredi: les salles de restaurants et de sport vont rouvrir, le couvre-feu sera décalé à 23h, le télétravail à 100% va prendre fin...

"Il faut rester prudent", rappelle Emmanuel Macron

"Tout le monde tient, c'est pour cela qu'on a ces résultats", a déclaré Emmanuel Macron au sujet de l'épidémie, parlant d'un "optimisme un peu précautionneux, il faut rester prudent", souligne-t-il.

"Bien sûr on est tous joyeux demain de retrouver les restaurants, de pouvoir avoir un couvre-feu qui va jusqu'à 23h, de retrouver des petits plaisirs de la vie (...) mais si nous perdons toute vigilance le risque c'est de revenir en arrière", explique-t-il.

Il déclare ne pas "oublier l'expérience de l'été dernier", durant lequel l'épidémie avait fortement diminué avant de remonter rapidement en septembre.

"La réouverture des terrasses il y a trois semaines a été un vrai succès", assure Emmanuel Macron

"On a un premier enjeu qui est que la réouverture se passe dans de bonnes conditions" a déclaré Emmanuel macron ce mardi depuis la Drôme, à la veille de l'ouverture des restaurants en intérieur. "Les protocoles sont clairs, ils sont connus".

"La réouverture des terrasses il y a trois semaines a été un vrai succès", a-t-il déclaré, ajoutant être convaincu que "nos concitoyens seront au rendez-vous, si j'en coris les réservations c'est déjà le cas. Il va y avoir un retour de l'activité extrêmement fort".

"Le secteur de la restauration embauche" lance Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a appelé ce mardi, depuis Tain-L'hermitage (Drôme), les personnes sans emploi à se tourner vers la restauration, à la veille de l'ouverture des retaurants en intérieur.

"Nous avons dans le secteur de la restauration environ 110.000 offres d'emploi à pourvoir", a-t-il lancé, appelant "toutes celles et ceux qui sont en recherche d'emploi: le secteur de la restauration embauche". "Il faut absolument que cette phase soit une phase de l'emploi, de réembauche massive", a-t-il également déclaré.

Jean-François Delfraissy s'attend à un été tranquille, mais se prépare à une "reprise" à la rentrée avec le variant indien

À condition de ne pas trop se relâcher, l'été devrait bien se passer: c'est en substance le message de Jean-François Delfraissy ce matin sur RTL. Le président du Conseil scientifique note que tout "va se jouer" ce mercredi, avec la deuxième étape du déconfinement: "On a un moment un peu complexe là (...) parce que jusqu'à maintenant on était à l'extérieur et là on va ouvrir à l'intérieur."

"Je n'ai pas d'inquiétude si les Français sont raisonnables, si on arrive à maintenir les gestes barrières, le port du masque y compris à l'extérieur au moins jusqu'au 30 juin", estime-t-il. "On devrait avec cette dynamique de vaccination un été qui devrait se passer dans des conditions plutôt satisfaisantes."

Quid de la rentrée? D'ici là, Jean-François Delfraissy craint que le variant indien ne devienne majoritaire dans l'Hexagone, à l'image de ce qu'il se passe au Royaume-Uni.

"Après un été qui à mes yeux va globalement se passer si on ne fait pas trop de bêtises (...), qu'est-ce qui va se passer à la rentrée?", s'interroge le président du Conseil scientifique. "Je pense qu'il y aura une reprise en septembre ou en octobre, est-ce qu'il s'agira vraiment d'une 4e vague?" "Elle sera très différente des premières vagues parce qu'on aura la vaccination", insiste-t-il.

Hydroxychloroquine: Jean-François Delfraissy assure n'avoir eu "aucune pression du gouvernement"

Plusieurs médias américains ont diffusé de nombreux mails envoyés par le Dr Anthony Fauci, conseiller de la présidence des Etats-Unis sur la pandémie, entre janvier et juin 2020. Parmi eux, un échange entre l'immunologue américain et Jean-François Delfraissy, au tout début de la crise du Covid-19 en France.

Dans ce message, le président du Conseil scientifique évoquait alors "le buzz médiatique depuis l'annonce faite par le docteur Didier Raoult à propos de l'efficacité de l'hydroxychloroquine". "Ses données ne sont pas particulièrement convaincantes" , notait-il, indiquant que des études sont en cours sur ce traitement, avant de révéler ressentir "une pression politique énorme pour autoriser l'hydroxychloroquine et la donner à tout le monde". "Mais je résiste", assurait-il.

Depuis, de nombreuses études ont confirmé l'inefficacité de l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19. Mais de quelles pressions parlait alors Jean-François Delfraissy. "Je dis qu'il y a ce buzz autour de l'hydroxychloroquine, que je ne sais pas, qu'il y a peut-être un signal et qu'on va rentrer dans les essais randomisés", explique-t-il ce matin sur RTL.

"À la fin je dis j'ai une pression politique", se souvient-il. "Qui faisait la pression politique au mois de mars? Il y avait une pression sociétale et politique très difficile: il y avait des politiques médecins, des politiques du Sud, du Nord, de droite, de gauche... qui disaient 'comment se fait-il qu'on ne donne pas l'hydroxychloroquine à tout le monde?'. C'est tout." Et Jean-François Delfraissy d'assurer: "Je n'avais aucune pression du gouvernement."

La Tarentaise en Savoie, Roissy dans le Val-d'Oise... Un rapport liste les territoires les plus touchés par le "choc économique" du Covid

Des départements très affectés comme la Savoie, les Hautes-Alpes ou Paris, et une "amorce d'exode urbain": le "choc économique" du Covid a été très "inégalement réparti entre les territoires", souligne une note parlementaire, présentée lundi aux partenaires sociaux.

Réalisé par le député MoDem Jean-Noël Barrot, en pleine mission sur la sortie de crise dans les territoires, ce rapport d'étape souligne que la "géographie de la crise ne recoupe pas celle des fragilités antérieures".

En matière de "baisse de la masse salariale privée", la Savoie, les Hautes-Alpes, Paris, la Corse-du-Sud ou les Alpes-Maritimes sont les départements où l'impact du Covid est le plus fort, insiste le parlementaire. L'Insee avait déjà relevé combien les départements touristiques du sud et de montagne avaient été frappés, notamment par la fermeture des stations de ski, ainsi que Paris, en raison de l'absence de touristes internationaux et l'arrêt des voyages d'affaires.

Plus précisément, Jean-Noël Barrot, élu des Yvelines, liste les 30 zones d'emplois les plus touchées par la crise, à commencer par la Tarentaise (Savoie), Roissy (Val-d'Oise) et Saint-Louis (Haut-Rhin).

Macron face aux restaurateurs ce mardi avant la réouverture des salles

Emmanuel Macron est attendu ce mardi dans la Drôme pour une journée consacrée à la restauration et à la gastronomie, à la veille de la réouverture des salles de restaurants. Ce déplacement est la deuxième étape, après celle dans le Lot la semaine dernière, du "tour de France" lancé par le président pour "accompagner la relance" après la crise du Covid-19 et "prendre le pouls du pays", selon l'Elysée.

Dans un lycée hôtelier à Tain l'Hermitage puis dans un restaurant de Valence, Emmanuel Macron va "échanger avec des restaurateurs, des distributeurs et des producteurs sur les défis auxquels ils font face à la veille de la réouverture des salles", après celle des terrasses, à l'issue de sept mois de fermeture, a expliqué l'Elysée. "L'un des enjeux majeurs est la tension sur la main-d'œuvre" pour embaucher des cuisiniers ou des serveurs, selon la présidence.

Les professionnels du secteur, qui devront respecter une jauge de 50% de tables de six personnes au maximum en salle, s'inquiètent également de la fin programmée des aides de l'Etat alors qu'ils manquent de visibilité, en particulier sur le retour des touristes étrangers.

Le nombre de patients à l'hôpital poursuit sa décrue

Cette nouvelle phase du déconfinement est rendue possible par la poursuite de la nette amélioration des conditions sanitaires observée à partir de début mai, liée selon le gouvernement à l'accélération de la vaccination. Le nombre de patients à l'hôpital et dans les services de réanimation était de nouveau en baisse ce lundi, selon les données publiées par Santé publique France.

Au total, 14.323 malades du Covid-19 étaient hospitalisés, contre 14.525 la veille et 16.596 une semaine auparavant, précise l'agence sanitaire.

Le nombre total de malades du Covid dans les services de soins critiques, qui traitent les cas les plus graves, était en baisse à 2472 patients, contre 2527 la veille. Cet indicateur crucial était repassé sous la barre des 3000 le 30 mai et a diminué de plus de moitié depuis son pic de fin avril, au plus fort de la troisième vague de l'épidémie.

Vers la fin du télétravail à 100%

Ce mercredi marquera aussi la fin du télétravail à 100% (déjà un peu assoupli en janvier) et de la solitude à la table de cantine, ainsi que la reprise des pots au bureau dans le respect des gestes barrières.

La nouvelle version du protocole national en entreprise en vigueur à partir de mercredi prévoit que "les employeurs fixent, dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent".

Depuis fin octobre, le protocole prévoyait que "le temps de travail effectué en télétravail (soit) porté à 100%" pour les salariés qui peuvent effectuer l'ensemble de leurs tâches à distance (avec depuis janvier une possible "soupape" d'un jour par semaine sur site).

Votre employeur peut-il vous obliger à revenir au bureau? Au ministère du Travail, on souligne "qu'un employeur qui demanderait à tous ses salariés de revenir à 100% à compter du 9 juin n'appliquerait pas le protocole". Le retour "doit se faire de manière progressive", insiste le ministère.

J-1 avant la nouvelle étape du déconfinement

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. J-1 avant la nouvelle étape du déconfinement: le couvre-feu sera repoussé de 21h00 à 23h00 et les bars et restaurants pourront accueillir leurs convives à l'intérieur, plus uniquement en terrasse.

Salles de sport, casinos, parcs d'attraction et thalassos vont pouvoir rouvrir à la faveur d'une "forte" amélioration sur le front de l'épidémie en France. Les foires commerciales pourront aussi reprendre.

Les espaces culturels dont les musées pourront augmenter le nombre de visiteurs à 65% de leur capacité contre 35% lors de la phase 1, le 19 mai.

Ce qui devrait faciliter la vie des touristes avec la possibilité à compter du 9 juin pour les personnes entrant en France de se passer de test PCR moyennant un certificat de vaccination. En attendant l'entrée en vigueur le 1er juillet du pass sanitaire européen.

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