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Covid-19: Marine Le Pen dénonce "une gestion erratique" du gouvernement

Marine Le Pen à sa sortie du ministère de la Santé ce mardi.

Marine Le Pen à sa sortie du ministère de la Santé ce mardi. - BFMTV

Alors que l'épidémie de Covid-19 s'accélère en France, Emmanuel Macron devrait prendre la parole mercredi soir afin d'annoncer de nouvelles mesures de restriction. L'hypothèse d'un reconfinement national est envisagée par l'exécutif.

Gabriel Attal affirme que le nombre de patients en réanimation sera bientôt le même qu'au dernier pic

"Les prévisions dont nous disposons, notamment via les scientifiques et l'institut Pasteur, compte-tenu des dernières contaminations, qui étaient très importantes, nous devrions atteindre dans deux semaines le même nombre de patients hospitalisés en réanimation qu'au pic de la première vague", prévient Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement.

Stanislas Guerini dit avoir "plaidé pour des mesures fortes"

"Nous sommes dans un moment où il faut prendre nos responsabilités. J'ai plaidé pour ma part pour que l'on puisse avoir à des mesures fortes, qu'elle soient lisibles, compréhensibles par l'ensemble de nos concitoyens et à l'échelle nationale", a de son côté déclaré Stanislas Guerini, député de Paris, délégué général LaREM.

Olivier Faure: "La situation est malheureusement grave et exponentielle"

À l'issue de la réunion rue Ségur, Olivier Faure a déploré une rencontre "simplement pour faire le teasing de mesures qui seront prises demain, dont nous ne savons rien."

"Nous avons malheureusement assisté à une forme de grand café du commerce dans lequel chacun était invité à dire ce qu'il avait envie ou pas de connaître dans les prochaines semaines", a regretté le Premier secrétaire du Parti socialiste, avant d'ajouter:

"La seule chose que nous comprenons aujourd'hui c'est que la situation est malheureusement grave et exponentielle."

"Ce qui compte c'est la vie d'abord, la santé d'abord", pour Fabien Roussel

"Ce qui compte, c'est la vie d'abord, la santé d'abord", a estimé à l'issue de la réunion mardi soir Fabian Roussel, le secrétaire national du parti communiste fançais.

La réunion a donné un "sentiment d'improvisation, de panique"

Pour le chef des Républicains Christian Jacob, la réunion organisée ce mardi soir avec l'exécutif donne un "sentiment d'improvisation, de panique et de manque d'anticipation".

À sa sortie du ministère, le président du parti a fait part de sa "surprise", estimant que "rien n'a été mis sur la table".

Marine Le Pen fustige "une gestion erratique" du gouvernement

À sa sortie du ministère de la Santé ce mardi soir, Marine Le Pen a fustigé "une gestion totalement erratique de la situation sanitaire" par le gouvernement. Elle a regretté que lors de cette réunion, le gouvernement n'ait pas demandé leurs avis aux différents chefs de partis politiques.

"Il y a un défaut d'anticipation totale, aucun plan stratégique", a déploré la présidente du Rassemblement national, estimant qu'il allait "y avoir un problème d'acceptabilité par les Français".

Castex juge de nouvelles mesures "indispensables" pour lutter contre l'épidémie

Lors de la consultation avec les chefs de partis, le Premier ministre Jean Castex a déclaré que de nouvelles mesures étaient "indispensables" pour lutter contre l'épidémie.

Macron annoncera de nouvelles mesures mercredi 20h

Emmanuel Macron annoncera, mercredi soir à 20 heures, de nouvelles mesures de restrictions contre le Covid-19 aux Français, a-t-on appris ce mardi de sources concordantes.

Les responsables politiques reçus par Jean Castex

Tous les chefs de partis politiques et les chefs de groupe parlementaires sont réunis, au ministère de la Santé à Paris ce mardi après-midi, autour du Premier ministre Jean Castex, pour "les consulter" sur "les durcissements envisagés".

Tous les Ehpad équipés en tests antigéniques d'ici à la semaine prochaine

Tous les Ehpad du territoire vont recevoir "d'ici la semaine prochaine" des tests antigéniques qui réduisent les délais de dépistage du coronavirus, a promis ce mardi la ministre déléguée chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon.

"D'ici la fin de semaine ou le début de la semaine prochaine, tous les Ehpad seront équipés en tests antigéniques", a déclaré Brigitte Bourguignon en marge d'un déplacement dans une maison de retraite médicalisée à Bobigny, près de Paris.

Selon elle, "il le fallait" pour "pouvoir dépister rapidement" et ainsi "éviter des clusters qui deviennent plus dangereux, la deuxième vague (du Covid-19) étant très forte".

Les tests antigéniques permettent d'obtenir un résultat en 15 à 30 mn contre plusieurs jours pour les tests PCR. Autorisés début octobre par la Haute autorité de santé, ils ont déjà été utilisés à titre expérimental ces dernières semaines pour une campagne de dépistage auprès du personnel de 80 Ehpad d'Ile-de-France ou dans la région Grand Est.

Le conseil de défense est terminé

Le conseil de défense commencé ce mardi matin à 10h s'est achevé aux alentours de 12h30.

Une infectiologue belge propose d'attendre juillet-août pour célébrer les fêtes de fin d'année

Le coronavirus va-t-il bousculer Noël? C'est ce que craignent de nombreux spécialistes, partout en Europe. Invitée ce lundi soir à la télévision belge, une infectiologue est allée jusqu'à proposer d'attendre juillet ou août pour célébrer les fêtes de fin d'année, rapporte La Libre Belgique.

"Même si on parvient en reconfinant à vraiment faire diminuer la courbe, on doit se dire que faire les fêtes de fin d'année telles qu'on les fait habituellement, c'est dangereux", a commenté Frédérique Jacobs, cheffe du service infectiologie d'un hôpital bruxellois. "Avec des rassemblements de toute la famille où l'on mange, on boit, on s'amuse, on donne des cadeaux, on s'embrasse parce que c'est Noël ou la Nouvelle année. C'est le genre d'endroit où le virus adore se répartir."

La spécialiste appelle donc à célébrer Noël et le Nouvel an "autrement", en faisant preuve de "beaucoup d'imagination". Et pourquoi pas "reporter les fêtes de fin d'année en juillet-août quand il fait beau"? "Là vous pourrez faire une grande fête dans votre jardin", conclut-elle, très sérieusement.

Il faut dire que la situation sanitaire s'est nettement dégradée en Belgique, où le nombre de s contaminations a triplé en cinq semaines.

Un débat sur la situation sanitaire organisé jeudi à l'Assemblée et au Sénat

Un débat sur la situation sanitaire sera organisé au Parlement ce jeudi: le matin à l'Assemblée nationale, l'après-midi au Sénat, a appris BFMTV de sources concordantes.

Abad (LR) "préfère des confinements locaux à la Toussaint qu'un confinement généralisé à Noël"

Que faire pour endiguer l'épidémie? Le chef de file des députés LR, Damien Abad, a estimé ce matin sur France Info que le gouvernement n'a pas de "bonne solution" face à la recrudescence du Covid-19: "Il y a le choix entre le tsunami hospitalier ou l'effondrement économique et social", a-t-il averti.

"Il va y avoir des annonces de mesures de durcissement, soit de durcissement du couvre-feu, soit des reconfinements locaux", car "l'évolution épidémique aujourd'hui amène le gouvernement à prendre des décisions qui sont indispensables", a jugé le député de l'Ain.

"Je préfère des confinements locaux à la Toussaint qu'un confinement généralisé à Noël, ce qu'il faut absolument éviter, c'est un confinement généralisé du pays qui mettrait toute l'économie par terre", a-t-il mis en garde.

"Nous aurons le temps de faire l'analyse de l'échec du gouvernement dans cette stratégie sanitaire, aujourd'hui il s'agit d'être rassemblés pour à la fois sauver des vies et sauver l'économie", a conclu Damien Abad.

Darmanin avertit: "Il faut s'attendre à des décisions difficiles"

Invité ce mardi matin sur France Inter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a mis en garde sur la teneur des prochaines mesures gouvernementales pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, qui seront annoncées dans les prochains jours. "Il faut s'attendre à des décisions difficiles", a-t-il averti.

Le professeur Pialoux appelle à "reconfiner le pays"

Pour le professeur Gilles Pialoux, "on est dans une situation de guerre", "qu'on n'a jamais rencontrée". Invité de BFMTV-RMC, le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris appelle à "reconfiner clairement le pays".

"Il faut laisser de côté l'économie", a-t-il plaidé. "L'économie, c'est rattrapable, la réanimation loupée c'est pas rattrapable."

Le professeur Pialoux évoque une deuxième vague "plus précoce, plus critique et plus forte"

Depuis plusieurs semaines, il ne cachait plus son inquiétude. Invité de BFMTV-RMC ce matin, le professeur Gilles Pialoux a à nouveau alerté sur l'état de la situation sanitaire en France. Le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris a évoqué une deuxième vague "plus précoce, plus critique et plus forte".

"On a perdu le fil de la circulation du virus, probablement dès le mois d'août", a-t-il commenté.

Cet outil vous permet de calculer le risque de croiser un malade du Covid

Quels sont les risques qu'un malade du Covid se trouve dans votre rame de métro? Dans le restaurant que vous fréquentez? Dans la classe que votre enfant? Pour tenter de répondre à ces questions, le site CovidTracker a mis en ligne un simulateur qui permet de calculer la probabilité qu'au moins une personne porteuse du virus soit présente à un évenement, en fonction du taux d'incidence dans la localité et du nombre de personnes présentes.

À Saint-Etienne, la métropole la plus touchée de France, le risque de croiser une personne positive dans un mariage de 200 personnes est de 87%, a ainsi calculé le fondateur du site. À Paris, où l'incidence est forte chez les jeunes, il y a 1 chance de 5 de rencontrer un malade dans une soirée rassemblant 30 jeunes, selon ce même outil.

Couvre-feu renforcé, reconfinement... Quelles sont les pistes de l'exécutif?

Deux Conseils de défense en 48 heures: Emmanuel Macron va examiner ce mardi et ce mercredi les pistes pour tenter d'endiguer la résurgence de l'épidémie de coronavirus en France. Pour l'heure, trois scénarios sont sur la table:

• Le premier, le moins probable, est celui d'un reconfinement total du pays - sur le plan sanitaire, il n'est pas absurde car on va atteindre voire dépasser en gravité ce qu'on a connu lors du premier pic de Covid. Mais l'exécutif craint son impact économique et psychologique.

• Le second est celui des reconfinements locaux, dans les zones où le virus explose. Mais cette piste a aussi ses limites, le Covid-19 circulant aujourd'hui un peu partout.

• Le troisième est celui des reconfinements locaux adaptés, avec un couvre-feu étendu pendant la semaine, qui pourrait être avancé à 19 heures ou même plus tôt le soir, et un confinement le week-end. Ce qui laisserait aussi encore des marges de manœuvre à l'exécutif en cas d'aggravation de la situation.

L'OMS juge "dangereux de renoncer à contrôler" la pandémie

"Nous ne pouvons pas baisser les bras. Nous ne devons pas baisser les bras." C'est le message adressé ce lundi par le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, après que le chef de cabinet de Donald Trump a expliqué sur CNN que les États-Unis n'allaient "pas contrôler la pandémie", mais "contrôler le fait qu'on puisse avoir des vaccins, des traitements et d'autres moyens d'atténuer" le Covid.

"Si nous sommes d'accord avec le chef de cabinet que protéger les plus vulnérables est important, renoncer à prendre le contrôle (de la pandémie) est dangereux", a plaidé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Le gouvernement doit faire sa part et les citoyens doivent aussi, sinon le virus est dangereux. Si on le laisse circuler librement il peut créer des ravages en particulier tant que nous n'avons pas de vaccin disponible", a-t-il insisté.

Le Québec prolonge "l'alerte rouge" de quatre semaines

Si en France, on songe à renforcer les restrictions, ces dernières sont déjà en place au Québec et vont même être prolongées. Les mesures restrictives mises en place dans les zones en "alerte rouge", dont les régions de Montréal et Québec, vont y être reconduites pour quatre semaines supplémentaires afin de réduire la propagation du coronavirus qui ne faiblit pas dans la province.

Depuis le 1er octobre, les Québécois ont été appelés à ne pas recevoir d'invités à leur domicile. Les bars, restaurants, cinémas, musées et bibliothèques notamment devaient être fermés jusqu'au 28 octobre dans plusieurs régions, passées au seuil d'alerte rouge.

Les Québécois doivent "s'en tenir à aller au travail et à aller à l'école", a résumé le Premier ministre québecois lors d'une conférence de presse.

Le Québec est la province canadienne la plus touchée par l'épidémie avec plus de 100.000 cas et de 6150 morts. Le nombre de nouveaux malades quotidiens, autour de la centaine fin août, n'a cessé de grimper depuis dans la province. Le Québec, qui compte plus de huit millions d'habitants, a annoncé lundi 808 nouveaux cas en une journée et 10 morts.

L'Assemblée nationale a voté en première lecture les milliards d'euros du plan de relance

L'Assemblée nationale a voté cette nuit en première lecture dans les milliards d'euros du plan de relance, censés permettre à la France de rebondir face à la récession économique.

Le texte a été adopté à main levée avec le soutien de la droite LR, avant son examen au Sénat. Cette "mission" budgétaire dédiée au "plan de relance" débloque 22 milliards d'euros de crédits en 2021, sur les 100 milliards annoncés par le gouvernement de 2020 à 2022.

La courbe des contaminations poursuit sa progression

Les derniers chiffres ne sont pas bons. Ce lundi, 26.771 nouveau cas ont été rapportés en 24 heures - un niveau inédit pour un début de semaine. La veille, la France avait battu un nouveau record avec plus de 50.000 cas positifs confirmés en un jour. Et le nombre de patients en réanimation continue à grimper, augmentant la pression sur les hôpitaux.

Vers un reconfinement?

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'évolution de l'épidémie de coronavirus. La France s'achemine vers un nouveau tour de vis, face à la dégradation de la situation sanitaire: Emmanuel Macron a annulé un déplacement et convoqué deux Conseils de défense - le premier ce mardi, le second ce mercredi - qui pourraient déboucher sur de nouvelles restrictions.

Trois scénarios sont sur la table: un reconfinement national qui semble peu probable, des reconfinements locaux et des reconfinements adaptés, avec durcissement du couvre-feu et confinement le week-end. Le premier Conseil de défense de ce mardi étudiera toutes ces options. Celui de mercredi tranchera.

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