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Covid: inquète, l'ARS des Hauts-de-France maintient 600 lits de réanimation

Arrivée d'une équipe médicale à l'entrée du service de réanimation de la polyclinique Jean Villar, un établissement privé, à Bruges, en Gironde, dans le sud de la France, le 3 décembre 2020

Arrivée d'une équipe médicale à l'entrée du service de réanimation de la polyclinique Jean Villar, un établissement privé, à Bruges, en Gironde, dans le sud de la France, le 3 décembre 2020 - Philippe LOPEZ © 2019 AFP

L'agence se soucie particulièrement de l'évolution de la situation en Picardie et essaie d'anticiper une reprise des admissions pendant les fêtes.

L'Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France a demandé aux hôpitaux de la région de maintenir au moins 600 lits de réanimation, inquiète de la situation en Picardie et anticipant une reprise des admissions liées au Covid-19 pendant les fêtes, a-t-elle annoncé ce vendredi.

"La circulation du virus ne ralentit plus depuis plusieurs jours avec une stabilisation des taux d'incidence à un niveau très élevé et même une augmentation rapide des contaminations dans l'Aisne avec un taux d'incidence de près de 180 cas pour 100.000 habitants, contre une moyenne nationale de 118", avertit l'ARS dans un communiqué.

Au-delà de l'Aisne, les hospitalisations ont recommencé à augmenter dans l'ensemble des départements picards et le nombre de patients Covid en réanimation et soins intensifs ne baisse pas dans l'Aisne et l'Oise, pointe-t-elle.

"Anticiper une éventuelle reprise"

Face à ce constat et "pour anticiper une éventuelle reprise des admissions pendant les fêtes", l'ARS a demandé aux hôpitaux publics et privés de la région "de ne plus désarmer de lits de réanimation supplémentaires" après avoir atteint environ le seuil d'environ 600 lits, ce qui représente 20% de lits de réanimation de plus qu'avant la crise du Covid-19.

Ce nombre de places en réanimation doit permettre, le cas échéant, d'organiser à nouveau des transferts de patients entre établissements de la région. De nouvelles capacités pourraient également être déployées "dans les prochaines semaines selon l'évolution de la situation, comme cela avait été fait au mois d'octobre", prévient l'agence.

Selon Santé publique France, l'épidémie de Covid-19 a marqué une "reprise" la semaine dernière, avec une augmentation des nouvelles contaminations et une légère hausse des entrées à l'hôpital, une évolution jugée "préoccupante" à la veille des vacances de Noël.

F.B. avec AFP