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Covid-19: un médecin réanimateur appelle à un reconfinement strict dès le 26 décembre

Interrogé sur BFMTV ce mardi, le professeur Djillali Annane a dit son souhait de voir un reconfinement de la population, aussi strict qu'en mars, dès le lendemain de Noël.

La seconde vague du Covid-19 ne s'est pas éteinte, mais les Français s'apprêtent à passer à table pour Noël. Lundi soir, on comptait ainsi près de 5797 cas supplémentaires par rapport à la veille - contre 3063 annoncés le lundi précédent. C'est pourquoi, après que le gouvernement a rééchelonné le calendrier d'un déconfinement déjà progressif, certaines voix s'élèvent pour réclamer de nouvelles mesures restrictives

Le professeur Djillali Annane, chef du service réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine, a ainsi appelé ce mardi sur BFMTV à un reconfinement strict dès le lendemain de Noël.

"Je préconise qu’on fasse tous l’effort – certes difficile mais important – d’un reconfinement strict le 26 décembre et pour un mois, de façon à permettre de revenir à un niveau quotidien de contaminations aux alentours de 1000 par jour, comme en juin." Par "reconfinement strict", le professeur entend "un confinement comme au mois de mars".

Une "respiration" bienvenue à Noël

Selon lui, ce coup de cravache pourrait être le dernier. "Ça nous permettra, au moment où nous commençons la campagne vaccinale, de mieux contrôler l’épidémie et quasiment de la contrôler une fois pour toutes", a-t-il estimé. Pour autant, le médecin ne regrette pas que les Français puissent passer Noël en famille: "Je pense que c’est une bonne chose que ce réveillon de Noël puisse se tenir car ça nous donnera à tous une respiration morale et mentale dont nous avons vraiment besoin."

"Après, il faut avoir conscience de l’impact potentiel de l’organisation de ce réveillon sur la reprise d’une épidémie qui reste en France à un niveau très élevé même si on est un petit peu en-dessous de certains de nos voisins. On reste à un niveau très élevé et cette période de Noël est un très haut risque d’accélération de la dynamique épidémique et en ça il faut être prudent", a-t-il justifié.
Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV