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Covid-19: le deuxième confinement n'a pas eu d'impact négatif sur la natalité

"Les bébés nés en août ont été conçus pour la plupart en novembre 2020, pendant le deuxième confinement." (PHOTO D'ILLUSTRATION)

"Les bébés nés en août ont été conçus pour la plupart en novembre 2020, pendant le deuxième confinement." (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Olexander Zobin - AFP

D'après l'Insee, si le premier confinement s'était traduit par une baisse de natalité ce n'est pas le cas du deuxième. Le nombre de naissances a augmenté de 3% en septembre par rapport à 2020.

Le nombre de naissances en France a augmenté de 3% en septembre par rapport à septembre 2020, après une hausse également de +3% en août, signe que le deuxième confinement n'a pas eu d'impact négatif sur la natalité, contrairement au premier, a indiqué ce jeudi l'Insee.

Cette hausse est d'autant plus notable que chaque année, en raison d'un recul tendanciel de la natalité, il naît généralement moins d'enfants chaque mois d'une année par rapport au même mois de l'année précédente, relève l'Institut de la statistique.

"Les bébés nés en août ont été conçus pour la plupart en novembre 2020, pendant le deuxième confinement" (30 octobre à mi-décembre 2021). "Contrairement au premier confinement, il n'y a donc pas eu de chute des naissances neuf mois après le deuxième confinement", relève l'Insee.

Au premier confinement, moins de bébés

Le premier confinement (de mi-mars à mi-mai 2020) a eu un impact sur les naissances: -7% de nouveau-nés en décembre 2020 par rapport à décembre 2019, -13% en janvier 2021 par rapport à janvier 2020, rappelle l'Insee.

Sur les neuf premiers mois de l'année 2021 (janvier-septembre), 2000 bébés sont nés en moyenne chaque jour, et, selon des données encore provisoires, 2170 bébés sont nés en moyenne chaque jour en septembre.

"Un report des naissances"

"Au total, sur la période de début janvier à fin septembre, les naissances en 2021 sont inférieures de 1% à celles survenues en 2020 au cours de la même période. C'est finalement une baisse moins forte qu'entre janvier-septembre 2019 et janvier-septembre 2020", relève l'Insee.

"Il semblerait donc que le premier confinement ait conduit à un report des naissances sur mars-avril 2021, mais aussi sur l'été 2021", relève l'institut.

D. R. avec AFP