BFMTV

Covid-19: appel à la vigilance dans le Grand-Est où le nombre de cas repart à la hausse

Les autorités ont constaté un relâchement dans l'application des gestes barrière. (illustration)

Les autorités ont constaté un relâchement dans l'application des gestes barrière. (illustration) - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP

Les autorités du Grand-Est appellent les habitants à faire preuve de vigilance alors que le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation depuis 3 semaines.

Les autorités du Grand Est ont appelé ce lundi à la vigilance et au respect des gestes barrières après avoir constaté ces derniers jours un certain relâchement et une augmentation du nombre de cas de Covid-19 dans la région.

"Un relâchement a été observé un peu partout. Le virus circule encore", met en garde la préfète du Grand Est, Josiane Chevalier. Elle en a également appelé "à la responsabilité individuelle". "On ne réussira pas sans le civisme, la responsabilité de chacun", commente-telle, et d'ajouter : "Un confinement coûte 10 milliards d'euros par semaine, d'où l'importance de la prévention."

Une évolution défavorable, mais pas catastrophique

Le Grand Est a été une des régions les plus touchées par l'épidémie de coronavirus et si la situation s'est nettement améliorée, les autorités sanitaires ont observé ces derniers jours une augmentation du nombre de cas. Ainsi, le "R0", qui mesure le nombre moyen de personnes contaminées par un malade, est monté ces trois dernières semaines de 0,72 à 0,84, puis à 0,98 vendredi dernier : un chiffre qui se rapproche du seuil de vigilance (qui est de 1).

"Il est vrai qu'en France il (le R0) est largement au-dessus de 1 partout. Tous nos indicateurs étaient au vert dans la région, mais il nous apparaît quelques frémissements depuis le 14 juillet", souligne Marie-Ange Desailly-Chanson, la directrice de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est.

"Du 13 au 19 juillet, nous avons observé dans la région 298 nouveaux cas diagnostiqués, alors que la semaine précédente nous n'en avions eu que 156. Très clairement, on a un doublement la semaine dernière", observe Michel Vernay, épidémiologiste et responsable de Santé publique France dans le Grand Est. Pour l'heure, il n'y a cependant pas d'activité anormale au niveau des services de réanimation, a-t-il également noté. "On constate une évolution moins favorable, qui n'est pas catastrophique", commente Michel Vernay.

Respecter les gestes barrières

La directrice de l'ARS Grand Est observe un relâchement dans l'application des gestes barrière. "Il y a une chose que je vois réapparaître et qui est à bannir, ce sont les bises: arrêtez de vous embrasser, c'est comme ça que le virus est transmis", insiste Marie-Ange Desailly-Chanson. Celle-ci souhaiterait par ailleurs que les jeunes fassent davantage attention: "Ne jouez pas à la roulette russe, cette maladie est dangereuse, vous pouvez vous retrouver en réanimation ou mourir même si vous êtes jeune".

Au total, 31 clusters sont en cours d'investigation ou de suivi dans le Grand Est, les deux plus importants se situant dans les Vosges, l'un issu d'un rassemblement familial et l'autre dans un établissement médico-social.

Par MH avec AFP