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Coronavirus: un soutien pour les zoos et cirques qui divise

Une hyène au zoo de Thoiry

Une hyène au zoo de Thoiry - AFP - Lionel Bonaventure

Dans le cadre du budget de crise voté dans la nuit de vendredi à samedi par l'Assemblée nationale pour faire face à l'épidémie, figure "un accompagnement financier de 19 millions d'euros des parcs zoologiques, cirques et refuges au titre de l'alimentation et des soins prodigués aux animaux".

Le gouvernement a renforcé son soutien aux zoos, refuges pour animaux et cirques familiaux pendant le confinement, débloquant de nouveaux crédits, une décision saluée par ceux-ci mais critiquée par des associations de défense des animaux.

Dans le cadre du budget de crise voté dans la nuit de vendredi à samedi par l'Assemblée nationale pour faire face à l'épidémie du Covid-19, figure "un accompagnement financier de 19 millions d'euros des parcs zoologiques, cirques et refuges au titre de l'alimentation et des soins prodigués aux animaux", ont indiqué les ministères de l'Action et des comptes publics, de la Transition écologique et de l'Agriculture dans un communiqué.

"Zéro recettes" au zoo de Thoiry

Les services des directions départementales de la protection des populations (DDPP) resteront par ailleurs "vigilants quant aux situations qui mériteraient un placement des animaux dont l'état se serait dégradé", ont-ils précisé. "On ne peut qu'en être très heureux, et on attend de voir comment ça va s'appliquer", a réagi Paul de La Panouse, fondateur du zoo de Thoiry, dans les Yvelines.

"Il est sûr que le groupe Thoiry, c'est des milliers d'animaux, que l'on nourrit, que l'on choie, alors que l'on a zéro recettes", a-t-il ajouté. "C'est une situation difficile".

"C'est formidable, parce que c'est vrai que c'est une crise sanitaire pour l'homme, mais pour les animaux aussi. On tire sur nos économies", a indiqué de son côté à l'AFP William Kerwich, directeur du cirque Royal Kerwich. "Sur la durée, on a des vraies inquiétudes".

Les animalistes "scandalisés"

Saluées par les intéressés, ces mesures de soutien ont en revanche suscité des interrogations ou des critiques de la part d'associations de protection des animaux.

"Oui comme mesure d'urgence", a estimé le président de la SPA Jacques-Charles Fombonne, "parce que sinon ils vont avoir des conditions de vie qui sont encore plus déplorables". Mais, ajoute-t-il, "ça doit vraiment poser la question de la présence d'animaux dans les cirques".

L'association animaliste Paris Animaux Zoopolis (Paz) a indiqué de son côté "être scandalisée" par ces mesures. 

"Sous couvert de bien-être animal, le gouvernement subventionne massivement les cirques avec animaux, les zoos et les refuges pour animaux sauvages", a déploré sa présidente Amandine Sanvisens.

Face au confinement, le gouvernement a déjà mis en place une cellule de veille et un dispositif d'appui local pour aider ces établissements dans la recherche de nourriture, litière ou soins pour les animaux, et pour qu'ils puissent bénéficier des aides économiques d'urgence du gouvernement.

JP avec AFP