BFMTV

Coronavirus: pourquoi l'identification de nouveaux foyers est considérée comme un "bon signe"

Un test de dépistage du coronavirus à Villers-Le-Bel au nord de Paris le 15 mai dernier.

Un test de dépistage du coronavirus à Villers-Le-Bel au nord de Paris le 15 mai dernier. - Martin BUREAU / AFP

Pour les scientifiques, l’apparition de ces clusters prouve que les dépistages et la recherche des cas-contacts sont efficaces. Ils permettent de prendre en charge rapidement les personnes infectées et d’éviter une propagation trop étendue du virus.

En moins de dix jours, au moins 25 nouveaux foyers de contamination ont été recensés en France. Si ces données peuvent paraître de prime abord alarmantes, les scientifiques les accueillent plutôt positivement, y voyant le signe d’un dépistage efficace.

"Paradoxalement, c’est une bonne chose, commentait en début de semaine Alain Ducardonnet, cardiologue et consultant santé de BFMTV. Voir que 70 personnes peuvent être testées d'un coup dans un possible foyer de contamination montre que le pistage des cas-contacts fonctionne. Et c'est une bonne chose."

Ces clusters sont répartis sur l'ensemble des régions françaises, signe que la propagation est toujours très active. Mais "leur identification est bon signe", abonde dans Le Parisien la professeure Geneviève Chêne, directrice de Santé publique France, l'agence nationale de santé publique.

"Nous sommes capables de les détecter rapidement et de mettre en œuvre tout ce qui permet de casser les chaînes de transmission. Nous avons une stratégie large de tests et de recherche des cas contacts", détaille-t-elle dans les colonnes du journal.

Maîtriser l'épidémie grâce aux tests

La clé de la lutte contre la maladie infectieuse est, selon elle, "la surveillance".

Tant que les cas de Covid-19 sont identifiés "on peut les maîtriser en faisant des tests, en isolant et en recherchant les cas contacts. Rappelez-vous, c'est ce qui s'était passé début février aux Contamines-Montjoie et cela avait fonctionné. Aujourd'hui, retracer les chaînes de contamination est la mission des agents spéciaux de l'Assurance maladie", abonde dans les colonnes du quotidien Karine Lacombe, cheffe de service à l'hôpital parisien Saint-Antoine.

Si ces nouveaux foyers ne sont pas alarmants pour les scientifiques, ils démontrent néanmoins que le virus ne faiblit pas, à l'heure où la France se déconfine. La semaine du 25 mai sera déterminante pour savoir si l’épidémie repart à la hausse ou pas, "c'est le délai entre l'incubation, les premiers symptômes, les consultations médicales et la collecte d'informations fiables", note la directrice de Santé publique France.

Ambre Lepoivre