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Coronavirus: Martin Hirsch raconte sur BFMTV le jour où tout a failli basculer dans les hôpitaux parisiens

Le directeur des hôpitaux de Paris raconte sur BFMTV la journée du 31 mars, au cours de laquelle les hôpitaux franciliens se sont retrouvés proches de la saturation, en plein crise du coronavirus: "A 16h, on me dit: on est à une place près".

"On est à une place près". Ce mardi soir, BFMTV diffusera l'interview exceptionnelle de Martin Hirsch, directeur de l'Assistance Publique -Hôpitaux de Paris, dans laquelle il raconte la crise du coronavirus dans les établissements parisiens. Dans un extrait diffusé ce mardi matin, il retrace la journée "extrêmement dure" du mardi 31 mars, au cours de laquelle il a cru que le système de l'AP-HP allait craquer. 

"Le 31 mars, on était à 16h, je me souviens, dans le centre de régulation, des chirurgiens étaient là au téléphone à aider les réanimateurs, le Samu, à trouver des places", pour les malades du Covid-19, raconte-t-il, ému. "A 16h, on me dit: on est à une place près".

Il se souvient avoir dit ce même jour: "'On est le 31 mars, jusqu'au 31 mars on a tenu, demain c'est le 1er avril, et on tiendra aussi'. En disant ça, je ne savais pas si c'était vrai", confie-t-il à BFMTV. Ce fameux mardi, il lançait un cri d'alerte en conférence de presse, prévenant que les hôpitaux parisiens arrivaient à saturation: "On n'a plus de marge", avait-il alors déclaré.

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, "vers 1h du matin, le responsable de la cellule de régulation m'appelle, Laurent, et me dit : 'là j'ai un patient que je ne sais pas où mettre, il est dans un camion, on ne sait pas où le mettre'", raconte-t-il encore sur BFMTV, témoignant de la recherche compliquée pour chaque patient. "Il a essayé d'appeler les autres de garde, et on lui a trouvé une place".

Le 1er avril, 36 patients en réanimation étaient transférés depuis l'Ile-de-France jusqu'en Bretagne, afin de soulager les hôpitaux parisiens.

Salomé Vincendon