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Coronavirus: le vaccin d'AstraZeneca nécessite une "étude supplémentaire"

Un site de l'essai clinique du vaccin d'AstraZeneca à Sao Paulo, au Brésil, le 24 juillet 2020

Un site de l'essai clinique du vaccin d'AstraZeneca à Sao Paulo, au Brésil, le 24 juillet 2020 - NELSON ALMEIDA © 2019 AFP

Cette nouvelle étude pourrait être plus rapide, selon le directeur général du groupe AstraZeneca, et nécessiter moins de volontaires.

Le vaccin contre la maladie Covid-19 développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford nécessite "une étude supplémentaire", a indiqué jeudi le directeur général du groupe après des critiques concernant la fiabilité annoncée.

"Maintenant que nous avons trouvé ce qui semble être une meilleure efficacité, nous devons la valider, donc nous devons faire une étude supplémentaire", a déclaré Pascal Soriot dans une interview à l'agence Bloomberg.

Une étude "plus rapide"

Cette nouvelle étape sera probablement une autre "étude internationale, mais celle-ci pourrait être plus rapide car nous savons que l'efficacité est élevée et nous avons donc besoin d'un plus petit nombre de patients", explique-t-il encore.

Selon lui, ces procédures ne devraient pas retarder l'approbation des régulateurs dans l'Union européenne et au Royaume-Uni mais le feu vert des autorités américaines pourrait prendre plus de temps.

Dans un communiqué lundi, le groupe avait annoncé un vaccin efficace à 70%, ce qui semble moins bon que les concurrents Pfizer/ BioNTech et Moderna. Cependant, derrière ce résultat en moyenne se cachent de grands écarts entre deux protocoles différents: l'efficacité est de 90% pour les volontaires qui ont d'abord reçu une demi-dose, puis une dose complète un mois plus tard, mais de seulement 62% pour un autre groupe, qui a pourtant été davantage vacciné, avec deux doses complètes à un mois d'écart.

Alors que l'injection d'une demie-dose était originellement due à une erreur, ce qui explique que seuls 3000 patients aient suivi ce protocole, les résultats semblent montrer que ce premier schéma entraîne une meilleure réponse immunitaire. La taille de ce groupe, ainsi que le fait que ce résultat soit dû à une erreur, a suscité des critiques.

Un dosage plus faible

Le chef scientifique de l'opération Warp Speed, montée par le gouvernement de Donald Trump pour soutenir le développement et la distribution des vaccins, Moncef Slaoui, a par ailleurs précisé que la cohorte avec la demi-dose avait un âge limite de 55 ans, excluant les groupes plus à risque. La nouvelle étude sera donc chargée d'évaluer l'efficacité du vaccin à ce dosage plus faible.

Pour l'instant le vaccin d'AstraZeneca présente cependant l'avantage d'utiliser une technologie plus traditionnelle que ces deux concurrents, ce qui le rend moins coûteux et plus facile à stocker puisqu'il peut être conservé dans des réfrigérateurs et non à très basse température.

Lundi, AstraZeneca avait dit avancer rapidement dans la fabrication prévue de 3 milliards de doses, qui seront disponibles en 2021. A titre de comparaison, Pfizer et son partenaire BioNTech ont annoncé 1,3 milliard de doses d'ici fin 2021.

S. V. avec AFP