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Comment fonctionnent les salles de shoot ?

Toxicomane dans une salle de consommation

Toxicomane dans une salle de consommation - -

Destinées aux toxicomanes de rue, ces salles doivent leur permettre de consommer leurs produits dans de bonnes conditions d'hygiène, pour leur éviter de graves affections et à la fois réduire les troubles à l'ordre public.

Matignon vient de donner son feu vert pour tenter l'expérience d'une salle de consommation de drogue à Paris. Communément appelés "salles de shoot", ces centres étaient jusqu'à présent illégaux en France, mais existent déjà dans une dizaine de pays. Comment fonctionnent-ils ? Revue de détails.

> A quoi ça sert ?

Le principe des "salles de consommation" est de permettre aux toxicomanes de rue, précarisés et en rupture, de consommer "dans des conditions plus saines et plus hygiéniques", comme le souligne l'Observatoire européen des drogues et addictions. Ceci dans le but de limiter les risques d'infections liés aux injections de drogues. Les seringues usagées sont en effet un vecteur de transmission d'affections graves, comme le Sida et l'hépatite C.

> Comment ça marche ?

Une table, une chaise et du matériel stérilisé : on se "shoote" avec ses propres produits mais sans risques d'infection, sous la supervisation de personnels de santé.

> Qui pour les gérer ?

Pour le moment, les premières "salles de shoot" pourraient être prises en charge par des associations de prévention de la toxicomanie.

C'est la cas du local qui va ouvrir à Paris, fruit d'un un projet de "salle de consommation à moindre risque et à visée éducative" présenté par l'ONG Médecins du Monde et Gaïa Paris, qui gère déjà deux centres médico-sociaux liés à la prévention des drogues.

A Bordeaux, l'association "La Case" (Centre d'accueil santé échange) serait également prête à ouvrir une salle dans ses locaux et attend l'autorisation, comme l'indiquait Sud Ouest en septembre dernier.